Malick Gakou a décidé de fusionner sa formation politique, le Grand Parti (GP), avec le Pastef d’Ousmane Sonko. Dans un entretien avec L’OBS, l’ancien ministre et ancien Président du Conseil régional de Dakar explique dans les raisons qui ont guidé cet acte, et se prononce sur la situation politico-économique du pays.
« La politique n’est pas une affaire de conservation de sigles, de positions personnelles ou d’ambitions individuelles. Elle doit avant tout être guidée par les enjeux du moment et par l’intérêt supérieur de la Nation. Le GP a toujours porté un projet fondé sur la transformation économique, la souveraineté nationale, le patriotisme économique, le don de soi pour la patrie et la justice sociale. Nous avons constaté que ces valeurs et ces aspirations sont largement partagées par le Pastef et par son Président, Ousmane Sonko, qui est un frère, un homme de conviction et de vertu, en qui je place une confiance totale. »
« Je crois à son leadership et à ses capacités managériales de groupe. Notre rapprochement ne date pas d’hier. Il repose sur plus de onze années de compagnonnage politique durant lesquelles nous avons participé ensemble à toutes les grandes étapes du combat démocratique. Le 26 août 2016, jour de sa radiation, j’étais avec lui pour lui témoigner mon soutien. Cette fusion est également une leçon tirée de l’expérience. Les coalitions électorales ont montré leurs limites. Elles n’ont pas toujours permis de construire des dynamiques politiques durables. »
« Le Pastef l’a d’ailleurs démontré en choisissant de participer aux élections législatives de 2024 sous sa propre bannière, avec le soutien du GP. La fusion est donc un choix de cohérence, de responsabilité et d’efficacité. Dans le contexte actuel, il est plus utile de réunir les forces du changement que de multiplier les structures poursuivant les mêmes objectifs. Nous avons privilégié l’unité au service du Sénégal. En définitive, la fusion entre le GP et le Pastef n’est pas une fin en soi. »
« Elle constitue un moyen de renforcer la majorité afin d’accélérer les réformes attendues par les Sénégalais. Notre responsabilité collective est désormais de transformer l’immense espoir suscité par l’arrivée au pouvoir de cette nouvelle génération en résultats tangibles pour les citoyens. »

