mardi , 28 janvier 2020
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PSE 1: Entre performances et  manquements 

Le Bureau opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Émergent  organise, depuis hier, sa revue annuelle du suivi de la mise en œuvre des projets et réformes phares du PSE.  La cérémonie d’ouverture a été co-présidée par les Ministres Cheikh Kanté, chargé du suivi du PSE, et Amadou Hott, en charge de l’Économie, du Plan et de la Coopération.

 

8 060 milliards de FCFA ont été investi dans les projets phares sans tenir compte des projets privés et du secteur minier. C’est ce qui ressort du portefeuille d’actions phares suivies par le BOS durant la première phase du PSE (2014-2018).  A cela s’ajoutent 21 ministères sectoriels impliqués dans la mise en œuvre des actions phares, 30 Chefs de projets nommés par arrêtés présidentiels et Points focaux, 32 actions phares suivies dans le Tableau de Bord hebdomadaire et 108 Composantes de projets ou réformes suivis. Des résultats macroéconomiques satisfaisants, d’après  le bilan, ont  été  notés  à mi-parcours. C’est dans ce cadre que la croissance moyenne est passée de 3% entre 2009 et 2013, à 6.6% entre 2014 et 2018, et 6% prévu en 2019. Ainsi, le PSE a permis de dynamiser la demande intérieure et les exportations sur fond d’augmentation des dépenses en capital, publiques et privées. Ce qui a poussé le Sénégal à connaitre  une élévation significative du niveau de vie, avec la multiplication par 1.7 en 10 ans du PIB par habitant. Quant à la politique budgétaire et fiscale prudente, le niveau moyen de la pression fiscale a augmenté de 14.7%, pour 2009-2013, à 15.3% pour 2014-2018, et est attendu à 16% en 2018, reflétant l’impact des réformes fiscales récentes. Le ratio de dette en pourcentage du PIB est resté contenu à 47,7% du PIB en 2017. Pour ce qui est de l’équilibre des comptes extérieurs, le bilan a montré que le Sénégal bénéficie de flux d’IDE stables et de transferts de fonds des résidents à l’étranger qui contribuent à un financement soutenable du déficit du compte courant. Les transferts de fonds des travailleurs à l’étranger ont représenté 9,4% du PIB en moyenne entre 2014 et 2018. S’agissant des flux d’IDE, ils se diversifient avec une proportion croissante d’investissements en provenance des pays du Golfe et d’Asie. Le PSE a contribué à une dynamisation des flux d’IDE qui se sont élevés à 2% du PIB en moyenne entre 2014 et 2018. Dans  son discours, Amadou Hott, Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, a fait savoir qu’il nous faudra plus de ressources. D’abord des ressources intérieures, d’où les importantes réformes en cours, mais aussi un soutien des partenaires au développement. Au titre des ressources extérieures, après le succès du Groupe Consultatif, dira-t-il, le Gouvernement multiplie les efforts pour matérialiser les engagements pris par les partenaires au développement. « Il est heureux de noter qu’à la mi-décembre 2019, 42 conventions de financement ont été signées pour 1 420,7 milliards FCFA, en soutien à nos efforts de mobilisation de ressources intérieures », a informé  M. Hott. Et d’ajouter que cela démontre la vitalité de ‘’notre’’ coopération avec des financements massifs très concessionnels et des maturités relativement longues.

Les manquements à corriger

Malgré les résultats satisfaisants de la première phase de mise en œuvre du PSE, le bilan annuel sur l’état de mise en œuvre des projets et réformes phares est  marqué par quatre principaux facteurs qui ont été à la base des contre-performances de l’Etat dans la mise en œuvre des politiques publiques. Parmi eux on peut noter la dispersion des moyens et des efforts du fait de la faible priorisation, l’absence de structuration des projets en amont (identification, évaluation, maturation), la faiblesse des capacités d’exécution et l’absence d’auto-évaluation de l’Etat. Néanmoins, la première phase de mise en œuvre du PSE a amorcé une dynamique de succès nécessitant une consolidation.

Zachari BADJI

 

 

 

 

 

 

 

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