Accusé de comploteur dans l'affaire "SWEET BEAUTY" Le procureur Serigne Basssirou Gueye répond à Ousmane Sonko, ce jeudi
Accusé de comploteur dans l'affaire "SWEET BEAUTY" Le procureur Serigne Basssirou Gueye répond à Ousmane Sonko, ce jeudi

Affaire « SWEET BEAUTE »: L’ex-Procureur Serigne Bassirou Guèye se dédouane de toute accusation

Serigne Bassirou Guèye, ancien Procureur de la République, a rejeté toutes les accusations du leader de Pastef sur l’affaire l’opposant à la masseuse Adji Sarr. Accusé d’être l’une des pièces maîtresses d’un éventuel complot contre Sonko dans l’affaire Sweat beauté, Serigne Bassirou Guèye donne des détails pour contredire l’opposant Ousmane Sonko et le défi de sortir les enquêtes internes de la gendarmerie qu’il détient.

Après deux ans de silence, Serigne Bassirou Guèye est sorti de sa réserve pour se disculper. En conférence de presse hier, l’ancien Procureur de la République a démonté toutes les accusations du maire de Ziguinchor dans ce dossier dit « l’affaire Sweat Beauty » où Ousmane Sonko, est accusé de « viols répétés et menaces de mort », par la masseuse Adji Sarr.

Publicités

Accusé d’être l’une des pièces maîtresses d’un éventuel complot contre Sonko à propos du dossier Sweat Beauty, le magistrat a donné des détails pour contredire le leader de Pastef et le défi de sortir les preuves qu’il détient. « Je ne suis pas venu pour polémiquer. Je suis venu pour clarifier. Ousmane Sonko m’accusant de vouloir l’arrêter ; d’avoir enlevé des éléments à décharge le concernant ; d’avoir introduit certaines photos dans le PV pour l’enfoncer. Sur ces trois points, je démontre qu’il s’agit d’affirmations fausses.», a déclaré l’ex-Procureur  de la République Serigne Bassirou Guèye pour se dédouaner de toute accusation.

« Si je voulais l’arrêter et que le Commandant de la Gendarmerie territoriale était dans le complot, le ministre de l’Intérieur qui a tous les policiers pouvait l’arrêter ; si le ministre de la Justice était dans le complot, si le président de la République était dans le complot ; comment a-t-il fait pour échapper, les 3, 4, 5, 6, le matin du 7 février où en ce moment, personne n’était venu pour s’intéresser au dossier ou lui-même n’était pas sorti pour parler au Sénégalais pour les appeler combat ? Je ne parle pas du moment où il a appelé les Sénégalais, je ne parle pas du mois de mars où les Sénégalais sont sortis. Mais je parle du moment où les Sénégalais ne s’étaient pas encore mobilisés, son collectif ne s’était pas encore mobilisé parce que n’étant pas au courant peut-être que lui-même n’était pas aussi au courant, je ne sais pas. Mais tout ce monde-là qui fait du bruit n’était pas au courant que si on voulait l’arrêter, ce serait à ce moment-là mais on ne l’a pas arrêté. C’est la preuve que ce qu’il dit est totalement faux » a-t-il expliqué.

Les détails  réfutant toutes les accusations

« Il était impossible que je l’arrête. Pourquoi ? Quand on poursuit un député à la gendarmerie, il n’y a que deux voies de procédure qui s’offrent. Si je choisis de dire qu’on est en flagrance, en ce moment, je peux l’arrêter ou qu’il puisse se trouver, ou bien je dis que je suis en enquête préliminaire en ce moment-là l’article 112 m’interdit sous peine de sanction la dégradation civique. Il appartient au Procureur de choisir ; vous avez vu au début de la procédure, certains avocats ont dit que la procédure de flagrance était possible, d’autres ont dit le contraire. Alors moi, j’ai dit on lui donne toutes ces chances, je choisis de faire une enquête préliminaire et on me communique le dossier et c’est ce que j’ai fait. Une fois l’ayant choisi, je me trouve dans l’impossibilité juridique d’arrêter Ousmane Sonko et je ne me suis pas limité à ça. Je vous l’ai montré.  J’y ajoute que lui-même a confirmé mes thèses, il a dit que j’ai mis la pression sur les gendarmes pour les presser de me communiquer rapidement le procès-verbal. Je dis aux enquêteurs de clôturer le procès-verbal, cela veut dire que je n’arrête pas Ousmane Sonko », détails-t-il.

Ndèye Khady Ndiaye n’est pas poursuivi pour proxénétisme

« S’agissant de Ndèye Khady Ndiaye, l’infraction de proxénétisme n’a jamais été citée. Le capitaine Touré qui a fait l’enquête n’a pas qualifié les faits de proxénétisme, moi Procureur qui est saisi le juge d’Instruction, je n’ai pas parlé de proxénétisme, le juge d’Instruction qui a inculpé Ousmane Sonko et Ndèye Khady Ndiaye n’a pas parlé de proxénétisme. Le juge d’Instruction qui a renvoyé n’a pas parlé de proxénétisme ; donc, comment puis-je charger Ndèye Khady Ndiaye de proxénétisme alors que je ne le poursuivais pas pour ça ?  Cela montre que Sonko ne connaît même pas son dossier, le dossier ne l’intéresse pas c’est la politique qui l’intéresse et l’accusation facile.

Serigne Bassirou n’a jamais répondu aux insultes qu’on lui adresse mais cette fois si j’ai cédé à la pression de gens, donc, de ce point de vu, parce qu’il ne sait pas limité à dire que je voulais charger Ndèye Khady Ndiaye, il dit qu’en voulant charger la dame de proxénétisme, c’était pour l’atteindre. Ndèye Khady Ndiaye est poursuivi pour incitation à la débauche et de divulgation d’images contraires aux bonnes mœurs et complicité de viol.»

L’ancien procureur de la République nommé à la tête de l’Office nationale de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), a toujours été dans le viseur d’Ousmane Sonko qui ne l’a jamais loupé lors de ses sorties sur le dossier de « viol » l’opposant à la masseuse Adji Sarr. M. Sonko l’accuse d’être de connivence avec le régime en place pour l’éliminer de la course présidentielle.

Rosita Mendy 

Vérifier aussi

Motion de censure et Dpg: Benno Book Yakaar répond sèchement au porte-parole du gouvernement

L’Assemblée nationale va-t-elle vers des premiers remous? Il ne serait pas exagéré de le penser. …