Le Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique Daouda Ngom a présidé, ce jeudi 25 juillet 2024, l’atelier de restitution et de validation du Plan d’Action Quinquennal de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (PAQ- GIZC) avec les différentes parties prenantes impliquées dans la gestion du littoral.
Il a rappelé que suite à un appel d’offres international, mon Département Ministériel, avait, à travers la Direction du Changement Climatique, de la Transition Ecologique et des Financements Verts, dans le cadre du Projet de Gestion du Littoral Ouest Africain (WACA), confié au cabinet BRLi, – la mission consistant à l’actualisation de la Stratégie Nationale de Gestion Intégrée de la Zone Côtière (SN-GIZC) – la production du Plan d’Action correspondant (PAQ-GIZC) – la mise en cohérence des Plans de Développement aux échelles décentralisées et l’étude de faisabilité de l’Organe National de Gestion Intégrée du Littoral (ONGIL).
« Cette mission revêt une importance capitale pour le Ministère de l’Environnement et de la Transition Ecologique (METE) que je dirige et pour qui, la prise en charge des problèmes du littoral sénégalais demeure une priorité », a-t-il indiqué.
En effet, « notre littoral, de part, son caractère multifonctionnel, accueille une multiplicité d’acteurs et une forte diversité de secteurs d’activités socio-économiques. Ses ressources sont non seulement liées aux activités de production, mais incluent également des valeurs esthétiques, paysagères, cultuelles et culturelles, qui bénéficient à cette pluralité d’acteurs issus des divers secteurs », ajoute-t-il.
L’un des défis majeurs du Projet de Transformation Systémique du Sénégal, est de mettre en place un cadre de gouvernance du littoral, qui respecte et valorise cette interface multifonctionnelle, et qui soit à la hauteur des attentes réelles de nos concitoyens, a-t-il poursuivi.
C’est la raison pour laquelle, dit-il, « la gestion intégrée des zones côtières constitue, pour nous, un enjeu de développement stratégique qui doit nous amener à réfléchir sur la mise en place, de cadres de concertation et d’instruments de prise de décision articulant les différents secteurs d’activités portés aux différentes échelles pertinentes par les départements ministériels concernés, les agences et institutions spécialisées, le milieu universitaire, les acteurs parapublics, les collectivités territoriales, les organisations socioprofessionnelles, les organisations communautaires, le monde associatif ainsi que le secteur privé, tant au niveau central que déconcentré. »
Il ajoute : « Conscient de la nécessité d’une coordination multisectorielle de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC), au niveau horizontal comme vertical, mon département ministériel, à travers le Projet WACA, s’est résolument engagé dans une dynamique de concertation avec l’ensemble des acteurs autour des problématiques du littoral pour définir avec eux, les solutions les mieux indiquées dans un contexte où l’adaptation des zones côtières aux changements climatiques reste une impérieuse nécessité. »
« Aujourd’hui, il est heureux de constater que le processus d’actualisation de la SN-GIZC déjà entamé a permis de réunir lors des ateliers régionaux toutes les catégories d’acteurs ainsi que les parties prenantes impliquées. Ces rencontres ont été des moments forts d’échanges et de partage sur les éléments de diagnostic de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) et sur les orientations de la nouvelle stratégie national », a-t-il souligné.
« L’ Autorité Nationale de Gestion Intégrée du Littoral (ANGIL), qui sera instituée avec l’adoption prochaine la Loi sur le Littoral, aura la responsabilité de veiller à la bonne application de ladite Loi et au respect des principes de la Gestion Intégrée de la Zone Côtière (GIZC), à l’atteinte des objectifs du développement durable , à la préservation et à la mise en valeur des zones côtières du Sénégal. Sa mise en place devrait significativement améliorer la gouvernance du littoral et servir de cadre de prise de décision et de valorisation du capital naturel, culturel, des savoir-faire des acteurs des zones côtières, et d’administration des espaces côtiers. »
« L’un des grands défis qui nous attend, est de rendre opérationnel tous ces instruments de gouvernance du littoral. Qu’il me soit aussi permis, par cette occasion, de solliciter la poursuite de leur appui dans la mise en œuvre de tous ces instruments de gouvernance », a-t-il recommancé.
A signaler que le Projet d’Investissement régional pour la Résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest (dénommé WACA ResIP ou West Africa Coastal Areas Resilience Investment Project) est le premier projet d’investissement du programme de gestion du littoral Ouest Africain (WACA – West Africa Coastal Areas). Le Projet WACA ResIP couvre six pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Sénégal, Sao Tomé-et-Principe, Togo). D’un budget total de 221,70 millions d’US, il est financé par la Banque Mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le Fonds nordique de développement (FND) et les contributions des Etats bénéficiaires.
Dans ce cadre, le Gouvernement du Sénégal a bénéficié d’un crédit de 34,7 millions d’US pour mettre en œuvre la composante nationale du projet sur une période initial de cinq ans (avril 2018 à décembre 2023), qui été étendu par la suite jusqu’en décembre 2025.
L’objectif de développement du Projet est d’améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques communs, en intégrant le changement climatique, affectant les communautés et les zones côtières de la région d’Afrique de l’Ouest.