Affaire Sweet Beauty:  Le tribunal renvoie le délibéré au 14 Février 
affaire "SWEET BEAUTY": affaire Adji Sarr-Sonko

Affaire « SWEET BEAUTY »: Rendre la Justice en toute sérénité 

Aujourd’hui s’ouvre le procès de l’affaire « SWEET BEAUTY » du nom de ce dossier sur fond d’accusation de viol qui oppose Ousmane Sonko, leader politique à Adji Sarr, masseuse.

Une affaire très suivie au Sénégal et partout en Afrique pour ne pas dire ailleurs dans le monde. Ses relents politiques sont donc évidents. Car, personne ne souhaite voir le Sénégal, cet îlot de paix et de stabilité dans une sous-région ouest africaine instable et agitée, basculer à son tour. Et les sénégalais les premiers.  C’est pourquoi, nous espérons tous que la Justice, qui a le devoir de vider cette affaire, travaille en toute sérénité. Qu’elle puisse rester insensible aux sirènes d’une classe prompte à l’affrontement dans un contexte de précampagne électoral où tous les prétextes sont bons pour décrédibiliser l’adversaire. 

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Il y va de l’image du Sénégal,  de son expérience démocratique qui connaît certes des hauts et des bas, mais qui a toujours tenu le haut du pavé.  Malheureusement, depuis l’éclatement de cette affaire il y a deux ans, on a l’impression que rien n’est plus comme avant. Des rapports y compris celui de Reporter sans frontières, ne cessent d’épingler le Sénégal sur sa gestion des droits de l’homme et des libertés publiques. 

La preuve, beaucoup de politiques sont arrêtés et des journalistes de plus en plus convoqués, mis en détention ou sous contrôle judiciaire.  Alors, le procès qui s’ouvre normalement aujourd’hui, sauf un autre report, pose la question de la présence ou non d’Ousmane Sonko et de l’attitude de ses souteneurs. 

Or, la réponse à ces questions est largement tributaire de l’attitude que les autorités auront non pas au procès mais en dehors.  Il faudra une attitude suffisamment neutre des autorités publiques, afin de laisser l’opposant faire face à son accusatrice dans le strict respect de ses droits mais aussi de ceux des autres citoyens. 

Dans cette optique, si le bras  de fer se poursuit sur l’itinéraire à suivre, le bunkerisarion de son domicile et autres démarches anticipatives et restrictives de liberté, d’autres incidents malheureux avec les forces de l’ordre pourraient être observés.  Or, il ne fait pas de doute que les sénégalais en ont tellement assez de ses troubles autour de cette affaire que chacun rêve que le procès se déroule comme les autres même si c’est en audience spéciale.  Mais pour cela, il faudra que chacun joue le jeu. Dans le strict respect cependant des lois de la République. 

 

Assane Samb

 

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