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Djidah Thiaroye Kaw: Benno et Wallu violent la charte de la non violence
Djidah Thiaroye Kaw: Benno et Wallu violent la charte de la non violence

Le démarrage de la campagne électorale anticipée

Comme on s’y attendait, la tension est montée d’un cran après la décision du Conseil constitutionnel rejetant les recours sur la validation ou non de listes pour les législatives. La classe politique a profité de cette occasion unique pour anticiper la campagne électorale en mettant un coup d’accélérateur sur le levier de la pression politique. Et la presse a fait le reste, en relayant des actes qui ne sont en fait que des agitations ou manœuvres de communication politique. En effet, Yewwi Askan Wi descend dans la rue pour des manifestations tout en sachant que rien ne va changer sur les listes pour les législatives. Et de son côté, Benno promet la riposte. Une façon bien nette de tenir en otage le pays. Et cela risque de durer au-delà même des législatives. Les enjeux liés à la présidentielle de 2024 étant trop importants.

Comme à la veille de chaque élection, les agitations des politiques sont telles qu’on a l’impression que le pays va connaître l’implosion. Car, en réalité, nous pêchons énormément à mettre en place un jeu électoral clair et équitable surtout depuis que la loi sur la parité est entrée en jeu. A cela s’ajoute le fait que le pouvoir qui n’a naturellement aucune envie de perdre, organise tout le processus, ce qui en rajoute à la méfiance. Mais, tout n’est pas à mettre sur le dos du régime en place. Au sein de l’opposition également, des fautes graves ont été notées sur la confection des listes et on ne peut pas parler de cohésion interne après certaines sorties faisant suite aux investitures.   C’est dire que mus par leurs propres intérêts, c’est-à-dire le fait de conserver ou d’accéder aux postes de responsabilité donc aux avantages, les hommes et les femmes politiques de ce pays n’hésitent pas à prendre tout le monde en otage.

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Le travail, c’est fini. Finis la sérénité, le bon sens. Place aujourd’hui aux invectives, aux attaques personnelles, aux délations, coups-bas et autres. Il ne se passera rien après les manifestations et contre-manifestations. Il faut que les sénégalais sachent que c’est la ‘’traite’’ des hommes politiques. C’est la période du partage du gâteau et donc des batailles pour des positions. Et ça, ce n’est pas notre problème. Car, nous n’avons aucune envie de vivre d’une façon permanente dans les batailles politiques partisanes sans débats dignes de ce nom et sans véritables enjeux stratégiques pour une offre politique de qualité. En clair, nous n’avons aucun espoir que les choses changent et que ça bouge. Les mêmes situations produisant les mêmes effets, cette classe politique n’est pas prête à opérer les ruptures structurelles et organisationnelles qui puissent permettre à ce pays de décoller vraiment. C’est ce qui fait qu’ailleurs, des militaires pensent devoir prendre le pouvoir même si cette éventualité serait une erreur monumentale. Les coups d’Etat n’étant nullement des solutions.

Donc, comme les hommes politiques ne souhaitent élever le débat, que le peuple reste serein et les laisse s’agiter. Que tous ceux qui croient en ce pays, aux valeurs qui guident son évolution, à ses ancêtres, évitent de suivre tout sénégalais qui désire faire de la politique un métier et des avantages qu’elle procure des droits. Ceux qui refusent des postes de ministre et ceux qui démissionnent savent exactement pourquoi ces lignes sont écrites.

Nous refusons en effet de nous faire divertir pour une classe politique composée en majorité d’opportunités tapis dans toutes les coalitions. Et s’ils tentent de brûler ce pays pour cela, ils en payeront les conséquences. Nous en avons assez de ces éternels recommencements où ceux qui étaient hier dans l’opposition avec de beaux discours arrivent au pouvoir avec des réflexes pires que ceux qu’ils combattaient. Et il serait bon qu’un jour, les citoyens descendent dans la rue pour dire ‘’assez !’’ à la classe politique.

Assane Samb

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