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Armes saisies : Le Sénégal est-il en danger ?

Une nouvelle qui sonne comme une bombe. La saisie munitions de guerre n’a pas laissé indifférents des analystes qui estiment que le Sénégal n’est pas à l’abri.

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La Douane sénégalaise a arraisonné un navire transportant trois conteneurs chargés de munitions de guerre. Ledit navire, dénommé EOLIKA et battant pavillon guyanais, avait déclaré être en avitaillement au port de Dakar, selon des informations livrées par la douane sénégalaise. Alertés par l’absence de documents fiables de navigation et de transport maritime, mais surtout par les incohérences des déclarations du Capitaine du navire, les agents de la Subdivision maritime des Douanes, notamment ceux de la Brigade portuaire, renforcés par les agents en service à l’UMCC, ont décidé de procéder à la fouille et au contrôle de la cargaison. La Douane sénégalaise, consciente des enjeux sécuritaires de l’heure, réaffirme sa détermination à jouer pleinement sa partition dans la sécurisation de la chaîne logistique maritime internationale en parfaite collaboration avec les autres Forces de Défense et de Sécurité et les acteurs portuaires. « L’opération a permis la découverte de trois conteneurs remplis de divers types de munitions. La valeur totale des cartouches ainsi saisies est estimée à plus de trois milliards de francs CFA sur le marché intérieur.
Pour mener les opérations de dépotage, et d’évaluation de la cargaison dans les conditions sécuritaires requises en matière d’armes et d’explosifs, la Subdivision maritime des Douanes a travaillé, dans une parfaite synergie d’actions, avec les unités spécialisées de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers, l’Unité NEDEX de l’Armée nationale, la Gendarmerie nationale et les services compétents du Port autonome de Dakar.
Selon l’analyste politique Pape Sané, dans ce contexte de la montée du terrorisme, il y a de quoi s’inquiéter. Il note que l’Afrique est menacée par ce fléau et le destinataire ainsi que la finalité de ces cartouches  doivent être connus. « Au niveau des eaux territoriales, il existe des problèmes, dans la mesure où tout le monde sait que Dakar  et le reste de l’Afrique de l’Ouest se trouve dans une zone très critique et que tout le monde  considère comme étant une zone à forte densité terroriste », dit-il. A l’en croire, cela pose un problème à deux niveaux car « le commerce des armes est extrêmement organisé, dans la mesure où, pour embarquer une telle cargaison, il faut ce que l’on appelle un « End user » qui constitue un document final qui prouve que c’est telle entité qui a acheté ses armes. »

Pour  l’analyste, dans le commerce des armes une entité privée ne peut pas l’acheter. C’est-à-dire qu’on achète au nom d’un pays. « Quand un pays achète directement ou par le canal d’un intermédiaire, il y’a ce que l’on appelle un End user. La finalité c’est de savoir  la destination de ces armes ou de ces munitions et à quelles fins ces armes ont été achetées. Il y’ a lieu de s’inquiéter car le Sénégal est trouvé concerné en partie par ce qui se passe un peu partout en Afrique de l’Ouest. Cela veut dire que nous sommes tous sous la menace du terrorisme », lâche-t-il sur Walf Fm.  Pour d’autres, avec tout ce qui se passe au Mali et que l’on nous parle  de saisi de munitions, d’une valeur de 3 milliards « c’est inquiétant mais également cela nous interpelle pour redoubler de vigilance car le danger nous guette et effectivement il est proche de nous. » Le trafic d’armes, selon le mouvement de lutte contre le trafic d’armes légères en Afrique de l’Ouest, dans la zone allant de la Guinée Bissau ou centre du Sénégal, beaucoup les utilisent pour se protéger ou protéger leurs marchandises souvent frauduleuses.

MOMAR CISSE

 

 

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