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Scandale au ministère des Sports: Idrissa Seck « Que la loi s'applique contre Diattara, si… »
Scandale au ministère des Sports: Idrissa Seck « Que la loi s'applique contre Diattara, si… »

Assane Samb, analyste politique, liste les erreurs d’Idrissa Seck

Le débat entre Idrissa Seck et Macky fait rage. D’aucuns estiment que l’ancien maire de Thiès s’accroche à sa candidature, fait des calculs. Passant au peigne fin l’attitude d’Idrissa Seck face à Macky, Assane Samb, analyste politique, indique que Idy a commis des erreurs qui lui sont fatales. Il était l’invité du Grand oral sur Rewmi Tv.

L’appel au dialogue de Macky lors de son adresse à la Nation comment l’opposition et la société devraient l’entendre ?

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Tous les appels au dialogue sont recevables. Il est souhaitable à tout moment. Ce qui serait dommage, c’est qu’il y ait rupture continue du dialogue. Depuis quelques mois, il parlait de rapport de forces et des menaces. Il avait cette logique de « défanté » (confrontation.) Celui qui parle de dialogue c’est bien mais c’est une déclaration de principe. Il faut réunir les conditions et faire des efforts dans le sens de créer les conditions du dialogue. Le contexte devrait pousser à dialoguer et Alioune Tine l’a toujours dit. Nous avons des canaux de dialogue au Sénégal et il faut formaliser tout cela. Il y avait celui de Famara Ibrahima Sagna. Au-delà des dispositions réglementaires, on peut être d’accord sur beaucoup de choses. Il ne faut pas trancher avec la loi. En politique, il faut des consensus forts. Les votes par exemple créent de la frustration avec un groupe qui se sent minorisé, mais avec le dialogue, c’est une meilleure approche. Car en réalité, le réflexe c’est de dire que Macky parlait comme chef de parti ; le 3 avril, il a parlé en chef d’Etat. L’apaisement que tout le monde souhaite passera par le dialogue. Mais, l’appel du parquet dans le procès Sonko-Mame Mbaye Niang est maladroit car le parquet n’est pas partie au procès.

Il existe des préalables que vous avez cités. L’opposition prend-il au sérieux cet appel ?

 On ne peut pas dire que le Président est sincère ou pas, s’il ne pose aucun acte. C’est une déclaration. Quand on montre la coupe, et toutes ses armes, on appelle au dialogue mais en vain. Alors il faut les préalables. Macky montre son armada et puis appelle au dialogue mais en montrant qu’il est prêt pour la défiance aussi.

Des troubles qui pourraient occasionner des procès, dont l’affaire Sweet beauté et Prodac…

 Je pense que le gouvernement n’a pas compris le parquet et le message que la justice a lancé dans ce procès-là. La justice a fait preuve de responsabilité et d’indépendance. Le parquet avait demandé une condamnation assortie d’une amende et le juge n’a pas suivi. Il pouvait mettre trois mois. Mais il a mis deux mois. Les juges feront la même chose en juridiction d’appel et ils vont le faire et même si la voix du président peut-être prépondérante, c’est un collège qui va statuer ; ils vont faire preuve du même sens de responsabilité. Un dossier peut-être politique, mais devant le juge d’instruction et une juridiction de jugement, le parfum politique saute. Car à partir de ce moment pour la décision, le juge tiendra en compte l’intérêt supérieur du pays et évitera toute considération partisane. Le parquet n’est pas indépendant au Sénégal, mais dans la juridiction, quand il s’agit de juger, le gouvernement n’a pas un droit de regard.

Ousmane Sonko a-t-il à craindre. Ses avocats craignent la même chose !

Il y a un risque. Il me semble que le rapport n’a pas été produit durant le procès. Il risque d’être condamné mais on ne se sait pas à quel quantum de peines. On ne sait pas ce que le juge va dire et va faire. Chaque procès a sa particularité. Il y a des incidents d’audiences et les humeurs d’un juge. Donc les avocats expriment leurs craintes et sont dans la zone rouge. Mais pour le syndrome Khalifa, c’est vrai car en portant plainte, Mame Mbaye Niang a cherché à lui mettre des bâtons dans les roues. Il était entièrement dynamique sur l’affaire Adji Sarr du point de vue de la communication. Oui il faut qu’il réponde, qu’il soit condamné etc. À ce moment-là, il n’y avait pas encore de Prodac. Avec cette occasion, il va tout faire pour qu’il ne soit pas candidat. Mais il faut essayer de passer l’obstacle de la justice et cela n’est pas évident. Donc il faut surmonter cela. L’autre l’obstacle, c’est la rue et il faut faire attention. Si on se réveillait pour dire que voilà Sonko n’est pas éligible, alors bonjours les dégâts.

Des remous sans les coalitions. Votre analyse ?

En ce qui concerne cette question, la coalition Yewwi, l’alliance est presque finie. Car si Khalifa est candidat, Sonko etc. Je ne dis pas que c’est la fin de la coalition mais au premier tour, chacun va prêcher pour sa chapelle. Mais ce sera à leur profit. Alors l’opposition doit éviter de se tirer dessus durant la campagne car il faut un gentleman agreement. Ils l’ont fait lors des locales etc. Mais Sonko l’avait dit en accusant ceux d’Aar de ne pas être dans l’opposition. Thierno Bocoum et Abdoul Mbaye en veulent à Sonko. Il faut aussi éviter ces genres de déclarations. L’opposition reste l’opposition et ne doit pas se tromper d’adversaires. Il y a une opposition modérée. Là aussi si Karim est de retour, il va chercher une coalition à lui. Pour Bby, il y a des problèmes. Idy se réveille déjà et quand il le faut, il sait comment s’y prendre. Déjà cela crée des troubles. Le cas de Yankhoba Diatara est là. Idy a réussi à mettre un système de trouble communicationnel. Et les autres se disent qu’Idy est en train de préparer quelque chose.

Il ne s’en est pas caché car il a dit ce que Macky ne veut pas entendre. Peut- être qu’il semble plus ou moins clair qu’il sera candidat. Mais de qui. De Bby ou de Rewmi? Il souhaite être celui de Bby et avoir le soutien de ces membres de BBY. Au niveau de l’Afp et du Ps, les gens sont inquiets. Tant qu’il y aura Macky, ils seront obligés d’être avec lui. Si Macky partait, le problème pour eux c’est de se dire qu’ils ne sont pas là pour accompagner qui que ce soit. Ils se positionnent et avec un piètre score, ils pourront négocier pour un positionnement et faire des calculs. Je ne suis pas sûr qu’il va partir et Macky n’a préparé personne. Lui-même ne voulait certainement pas partir, mais ses partisans lui ont dit que même s’il faut lui casser le bras, il va rester. Cela risque aussi d’avoir lieu et on profite de cette loi pour dire que « nul ne peut faire plus de deux mandat de 5 ans consécutifs. » Ce que la loi ne dit pas. En tout cas, cela va être chamboulé et interprété en leur faveur. Ils pensent être sur les campagnes mais Macky cherche aussi à rester.

Alors Idy-Macky comment comprenez-vous leur relation. Est-ce qu’on tend vers le divorce ?

Ils n’ont jamais été des amis. En 2004, on parlait de la désékisation. Macky a servi à lui prendre des amis et Idy lui en voulait. Le désékisation, Idy en veut toujours à Macky avec son récépissé qu’il avait eu du mal à récupérer. Depuis, les relations n’ont pas été bonnes. Ensuite chemin faisant, Macky est au pouvoir et Idy l’a soutenu. Idy ne pardonne pas car il se disait qu’il allait être le 4e président et Macky a brisé son rêve. Idy est arrivé second en 2019 et c’est lui qui devait poursuivre le combat et gagner en 2024. Il y a eu des médiations fortes. Il y a eu un protocole de Darou Mousty à Touba et Idy a été convaincu de le rejoindre. Il y a eu une erreur stratégique de sa part quand il a accepté le poste de Président du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Soit il est vice-président ou Ministre d’Etat car c’est dangereux d’accepter ces genres de postes. Des erreurs qui lui ont fait perdre sa base politique à Thiès etc. Même s’il pense avoir des ressources. Ce qui les divise peut ressurgir et créer la séparation. Car il y a eu de l’animosité.

Dire que cela ne faisait pas l’unanimité au sein de Rewmi ?

Non pas du tout. Si on n’est pas entouré de conseillers en communication on paie cash l’erreur et on peut se tromper car on est enfermé dans une bulle. Il faut faire attention et rester constant. C’est comme Macky en quittant l’assemblée et de tous les postes. Les gens l’ont jugé et se sont rangés derrière lui. Les gens l’ont soutenu et en politique l’apparence paraît. L’essentiel c’est de ne pas être mais de paraître. Il ne s’agit pas de ce que vous êtes mais de ce que vous semblez être aux yeux des gens. Il faut soigner son image. Machiavel disait : « Draguer vos secrétaires mais que personne ne le sache. »

Idy n’a pas retenu les leçons avec Wade

On ne sait pas ce qui arrive à Idrissa Seck. C’est comme quelque chose qui le poursuit. Vous vous rappelez de Baka ou Makka. C’est le cas avec Wade. Pathé Mbodj parlait de jeu de yoyo. Finalement les gens se lassent. Avec Macky, quand il parle de Mburu ak Sow. Mais le lait finit par disparaître. Macky s’est frotté les mains quand Idy lui a dit oui. Il a eu la baraka. La première personnalité qui rejoint Macky d’ailleurs. Alors quand Idy a rejoint, nombreux sont ceux qui ont rejoint Sonko. Car la nature à l’horreur du vide.

Comment voyez-vous son avenir ?

Idy a ses ressources communicationnelles et se bat. Il faut avoir de la force et il est rusé. Il ne faut pas penser qu’il peut disparaître comme ça. Il est tenace. Il y a la simulation et la dissimulation. Alors il ne faut pas l’oublier, mais ce sera difficile car       en politique tout est question d’image. Il ne quittera pas Macky si facilement. Il sait qu’il y a eu des erreurs et que Macky, lui, ne parle pas beaucoup. Il agit certes mais il ne parle pas de la situation. Ils sont d’accord sur « tout sauf Sonko ».

C’est pourquoi il y a eu l’amnistie de Khalifa et de Karim ?

Mais ça tarde car on ne sait pas ce qui se passe. On devrait amnistier Karim et Khalifa. Qu’est-ce qu’il fait au Qatar ? C’est une erreur stratégique de Wade aussi. L’autre erreur stratégique de Sonko, c’est qu’il a dit à Macky et Cie qu’ils seront poursuivis et emprisonnés. Mais si vous le dites, vous risquez de ne pas arriver au pouvoir. Il faut rester serein mais pas menaçant. Quid à chercher des raccourcis etc.

 

MOMAR CISSE

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