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Déclaration de Politique Générale: La réécriture du PSE dictée par le pétrole et le gaz
Déclaration de Politique Générale: La réécriture du PSE dictée par le pétrole et le gaz

Assemblée Nationale: Amadou Ba fait sa déclaration de politique générale et annonce l’écriture d’une nouvelle version du PSE

Le Plan Sénégal émergent (Pse) sera réécrit et la nouvelle version sera finalisée au courant du premier semestre de l’année 2023. L’annonce a été, ce lundi, par le premier ministre Amadou Ba lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale. « L’économie nationale a besoin d’un regain de dynamisme. Au moment de la conception du Plan Sénégal émergent que nous implémentons depuis bientôt 10 ans, il avait été fait, volontairement, abstraction des découvertes pétrolières qui venaient d’être effectuées. Maintenant que l’exploitation pétrolière et gazière va entrer dans sa phase active de production, le moment est venu de prendre en considération, l’impact de ces ressources sur notre économie.

Le Gouvernement va procéder à la réécriture du Plan Sénégal émergent. La nouvelle version du Pse sera finalisée au courant du premier semestre de l’année 2023.  Le premier facteur qui va conforter le Gouvernement dans son engagement résolu vers l’émergence est l’amélioration de la gestion des finances publiques. Il est nécessaire d’accroître la qualité de la dépense. J’en viens à l’ère nouvelle qui s’ouvre devant nous, celle de la production du pétrole et du gaz dans notre cher pays. Le projet Sangomar est à 67% de taux de réalisation; la date du first oil est prévue à la fin de l’année 2023. Le projet GTA a un taux de progression de 83% fin août 2022; le first gaz est prévu au début de l’année 2024 », a déclaré Amadou Ba devant les députés.

Dans son intervention à l’hémicycle, le ministre Amadou BA est revenu sur la mise en œuvre de l’ambitieux programme de réformes que le Gouvernement va proposer. Et selon lui cela requiert l’efficacité et la cohésion des pouvoirs publics, efficacité et cohésion qui reposent sur le bon fonctionnement des institutions. A cet effet, la tâche du présent Gouvernement sera de continuer l’œuvre du précédent, de la conforter et de l’approfondir. Le gouvernement compte bien adresser toutes les priorités mais le réalisme nous exige de procéder avec organisation et méthode ; les objectifs ne pouvant être atteints que graduellement. Conformément aux directives du Président de la République, les mesures d’allègement du coût de la vie et de soutien à l’emploi et à l’entreprenariat des jeunes, la lutte contre les inondations, la cherté du loyer restent la priorité des priorités.

Pour faire face à ces priorités et à ces urgences, le Président de la République a mis en place un Gouvernement d’action, un Gouvernement de combat : combat CONTRE la cherté de la vie, les inondations ; combat POUR l’emploi, la souveraineté alimentaire, la croissance en un mot, pour la satisfaction des besoins des populations.

Pour transformer les espérances des populations en victoires, j’ai l’honneur de vous partager l’état d’esprit qui anime l’action de ce Gouvernement de combat : un gouvernement de consolidation, en résonance avec les réalisations majeures déjà enregistrées,  un gouvernement sera aussi un gouvernement en synergie avec les populations, à l’écoute de leurs besoins et enfin un gouvernement résolument engagé, qui trace un sillon vers l’émergence. Telles sont les trois orientations primordiales qui fondent la cohérence des politiques, des stratégies, des réformes, des programmes et projets que nous allons élaborer et mettre en œuvre ensemble pour le bien du Sénégal.

Cette nouvelle trajectoire de développement nous a valu des progrès significatifs, avec une hausse du PIB réel moyen de 5,6% sur la période 2014-2021 (et 6% avant la COVID-19) contre 3,07% sur la période 1980-2013. En 2023, le taux de croissance du PIB est projeté à 10,1% contre 4,8% en 2022. L’attractivité économique de notre pays s’est traduite par une forte hausse des investissements directs étrangers qui étaient en moyenne de 23,4% entre 2014 et 2021 contre 3% sur la période 1980-2013. Les crédits au secteur privé sur PIB qui étaient de 19% sur la période 1980-2013 sont passés à 28,5% entre 2014 et 2021. En ce qui concerne le budget, les recettes ont connu une hausse constante. Il est passé de 2 345 milliards en 2012 à 6411 milliards en 2023. Ce qui démontre, à suffisance, la performance de nos administrations financières. L’accompagnement de nos partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre réussie du PSE a eu également un impact très favorable. Ces résultats ont pu être réalisés grâce à un cadre budgétaire assaini, une situation financière maîtrisée, un endettement efficient.

À propos de la situation sociale, la masse salariale connait un accroissement exceptionnel. En 2023, elle s’établira à 1 273 milliards. Cette forte augmentation traduit le recrutement en masse des jeunes dans la fonction publique. Le Président de la République a revalorisé significativement la rémunération de l’ensemble des agents, en 2022, à hauteur de 120 milliards, dans le but de lutter contre l’érosion de leur pouvoir d’achat.

L’enveloppe des bourses d’étude a été sensiblement augmentée. Elle est passée de 24 milliards en 2011 à 68 milliards en 2023 ; les bourses étrangères étant de 7 milliards par an. Les retraités ont également vu leurs pensions nettement améliorées, de même que les militaires en situation d’invalidité.

Enfin, de multiples emplois ont été créés dans le secteur privé, notamment grâce à la robustesse de la demande intérieure privée, aux grands chantiers, à l’essor de nos exportations. Entre 2012 et 2018, 367 356 ont été créés. Cette tendance se poursuit en 2019, avec 65 404 emplois créés ; 63 490 emplois en 2020 et 69 866 emplois en 2021.

Sur le plan diplomatique, l’expression du leadership international du Président de la République Macky Sall nous honore, notamment avec son élection à la présidence de l’Union Africaine. Quant au sport, le Président de la République a réussi à construire un système sportif performant qui contribue au développement économique et social de notre pays et à son rayonnement culturel.

Les premiers succès du PSE se sont matérialisés par des réalisations tangibles. Assurément, les infrastructures économiques de notre pays ont été fortement consolidées, grâce à la mise en œuvre des grands projets du Chef de l’État Macky Sall, notamment les programmes d’équité territoriale.

Le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), avec ses 4 volets : allègement des travaux des femmes, hydraulique rurale, pistes rurales et électrification rurale, a été conçu en 2015 en vue d’éradiquer la pauvreté et les inégalités. Ses performances en ont fait un modèle dans la sous-région. Il a bénéficié de financements à hauteur de 220 milliards de francs. Le PROMOVILLES, comportant trois volets : voirie urbaine, assainissement et éclairage public a été lancé en 2016, il a eu des résultats satisfaisants en termes de développement des infrastructures, d’aménagement et d’appui aux collectivités territoriales et a bénéficié d’une enveloppe financière globale de 151 milliards de francs. Le PUMA qui intervient en zone frontalière pour satisfaire les attentes légitimes des populations, lancé en octobre 2016 sur financement interne de l’Etat.

Son bilan est satisfaisant avec une mobilisation de ressources internes de 15 milliards dans les volets : santé, hydraulique, éducation, désenclavement, et agriculture. Ces programmes ont permis de moderniser et d’étendre les voies de communication. Les réseaux routier et autoroutier ont été densifiés. Ainsi, l’autoroute Ila-Touba, les routes du sud, du Dandé Mayo, le pont Nelson Mandela de Foundiougne, celui de Marsassoum et les 18 autoponts de Dakar constituent de véritables leviers économiques pour ces zones à fort potentiel.

Par ailleurs, 6673 kilomètres de pistes rurales ont été réalisées pour désenclaver les territoires de l’intérieur. Le Train express régional Dakar-Diamniadio fait le bonheur quotidien des populations de Dakar et de ses environs. La finalisation du dossier de l’autoroute du nord est en cours, en même temps que l’exécution de celle de Mbour-Fatick-Kaolack.

Le développement et la restructuration du réseau électrique a permis d’atteindre un taux d’électrification au niveau national de 80% en 2022. Le taux d’électrification rural est passé de 27 à 58%. L’équité territoriale a été incontestablement renforcée par l’élargissement de la carte scolaire. C’est ainsi que 35 897 salles de classe, 64 daaras modernes, 5 instituts supérieurs d’enseignement professionnel et 14 espaces numériques ouverts ont été construits et équipés, depuis 2012.

La résilience des ménages et l’inclusion sociale ont été considérablement raffermies. Conformément aux indications du Président de la République, le pouvoir d’achat a été soutenu pour réduire considérablement les inégalités. En définitive, en 2022, les subventions ont couté 717 milliards, soit 4,4% du PIB. C’est ainsi que le secteur de l’énergie a bénéficié de subventions directes de 300 milliards. La stabilisation des prix des produits de grande consommation des ménages aura coûté un montant global de 157 milliards en 2022. Les principaux produits concernés par ce soutien direct aux ménages sont le blé, l’huile, le sucre, le riz et le maïs. Un montant de 450 milliards est prévu au titre des subventions pour l’année 2023 dont 350 milliards pour l’énergie. En tout état de cause, en 2023, les subventions ne dépasseront pas 2,2% du PIB.

Quant à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, l’esprit d’entreprise a été libéré. Le Gouvernement a mis en œuvre divers programmes dédiés à l’insertion professionnelle, à la promotion de l’auto-emploi des femmes et des jeunes, notamment avec le programme “Xëyu ndaw ñi”, doté d’une enveloppe de 450 milliards. La Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) a octroyé entre 2018 et 2022 des financements à hauteur de 100 milliards de francs au profit plus de 204 mille bénéficiaires dont plus de 75% de femmes. Ces financements ont touché 552 communes touchées des 46 départements du pays. En plus de cet accompagnement financier, la DER/FJ assure à ses bénéficiaires un appui non financier. Ainsi, 10 259 entrepreneurs ont bénéficié de formation ; 4 559 unités économiques ont été immatriculées ; 415 startups du numérique sont suivies.

Le Gouvernement continuera donc la mise en œuvre des politiques de jeunesse conçues par le Chef de l’État Macky Sall, en termes d’éducation, de formation aux métiers, à l’image du 3FPT qui a pris en charge la formation professionnelle et technique des jeunes pour un montant cumulé de 167 milliards entre 2015 et 2022. Pour 2023, un montant de 30 milliards est inscrit au budget. La DER/FJ a créé, depuis 2018, plus de 100 mille emplois directs et de 200 mille emplois indirects. Elle va continuer, en plus du nano-crédit et de l’autonomisation, ses actions de financement des projets structurants. La DER/FJ va renforcer l’entrepreneuriat dans les chaines de valeur agricoles et artisanales, notamment avec des programmes de renouvellement des camions frigorifiques, de financement des boulangeries, de renouvellement du matériel agricole motorisé et de mise à disposition d’engrais et de semences certifiées.


Le Gouvernement s’engage aussi à financer l’entrepreneuriat, autrement. Il va davantage renforcer le tissu entrepreneurial, concourant à l’atteinte des objectifs de croissance inclusive et de création massive d’emplois viables. L’assistance technique, la formalisation et l’adoption de technologies seront renforcées par le biais du fonds à frais partagés, la formation du 3FPT. L’accès au financement des jeunes entrepreneurs sera consolidé grâce au concours du mécanisme de garantie du FONGIP, de l’appui à l’autonomisation de la DER/FJ, du FONSIS et des subventions de contrepartie de l’ADEPME.

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