Dialogue politique : Aïda Mbodj tourne le dos Macky
Dialogue politique : Aïda Mbodj tourne le dos Macky

Dialogue politique : Aïda Mbodj tourne le dos à Macky

L’ancienne ministre de Abdoulaye Wade et très proche alliée de Ousmane Sonko a tenu à indiquer qu’elle ne participera pas au dialogue convoqué par le Président Sall. De plus, elle reste aux côtés du leader du parti Pastef, malgré la condamnation qui menace son éligibilité.

 Le parti « Ande Sakhal Ligguey« , dirigé par Mme Aïda Mbodji, «ne va pas répondre à l’appel au dialogue» lancé par le Président Macky Sall, car le jugeant «stérile». «On devrait dire les termes et formes avec lesquels le dialogue devrait être organisé. La Coalition Yewwi Askan Wi a rejeté le dialogue. Mais la coalition dans son ensemble ne pouvait le rejeter. Il y a quelqu’un parmi eux qui était dans le processus de consultation et n’avait pas terminé.

Et par respect à sa décision et au nom de la cohésion du groupe, nous avons pris le loisir de faire des consultations avant de rejeter le dialogue. Yewwi Askan Wi ne devrait pas avoir de complexe pour dire que Ousmane Sonko est notre champion. Qui touche à Ousmane Sonko, touche le cœur de Yewwi Askan Wi. Ousmane Sonko est une bonne nouvelle pour la démocratie. Nous n’avons pas le cœur à dialoguer, le contexte ne s’y prête pas. Celui qui est l’initiateur du dialogue n’a pas légitimité pour le faire», confie Aïda Mbodji, qui a parlé d’au moins quatre dialogues organisés par le Président Macky Sall et qui «n’ont abouti à rien».

«Le Président n’a créé aucune condition pour qu’on dialogue avec lui», a regretté Mme Mbodji. «Concernant l’acharnement judiciaire contre Ousmane Sonko, leader et président du parti Pastef, ce dernier a mon soutien total comme d’habitude, et entier, ainsi que le soutien de mon parti Ande Sakhal Ligguey, relativement à l’acharnement judiciaire dont il est en train de faire l’objet.

Ma volonté, ma détermination et mon engagement à le défendre, comme je l’ai toujours fait lors de ma position d’antan en qualité de son avocate parlementaire, n’ont changé d’un iota et ne sauraient bouger d’un iota», soutient l’ancienne députée, qui faisait face à la presse hier pour parler de la peine de condamnation à 6 mois avec sursis et 200 millions de francs Cfa de dommages et intérêts infligés à Ousmane Sonko par la Cour d’appel dans le procès en diffamation l’opposant au ministre Mame Mbaye Niang. «Quand est-ce que le Mdd s’était mué en bouclier pour défendre Ousmane Sonko en février et mars 2021 ? Le Mdd n’a pas été initié pour défendre Ousmane Sonko. Justement, en défendant Ousmane Sonko, le Mdd était destiné à défendre la démocratie. C’est par rapport à la défense de cette démocratie que nous interpellons les démocrates de ce pays épris de justice et d’équité pour se lever comme un seul homme. Nous en avons besoin. C’est ce que les Sénégalais avaient fait en février et mars 2021. Par conséquent, face au non-respect de ses droits les plus élémentaires, Ande Sakhal Ligguey assure à Monsieur Ousmane Sonko, président des patriotes, un soutien indéfectible au regard de la loyauté qui nous lie et qui demeure toujours intacte. Maintenant, les Sénégalais sont conscients que Ousmane Sonko est l’objet d’une cabale politique. Notre combat est de faire que les droits de Ousmane Sonko ne soient pas bafoués. Je défends quelqu’un à qui on a fait du tort. Ce qui s’est passé (avant-hier) ne fait plaisir à personne», appuie Mme Mbodji.

Sur l’éventuelle «fissure» de Yewwi askan wi après la rencontre entre le Président Macky Sall, Khalifa Sall et Barthélemy Dias, Mme Aïda Mbodji rassure les «sceptiques» en soutenant que la coalition privilégie «la cohésion, parfois au prix de sacrifices personnels et de concessions politiques importantes».

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