Entre mises en garde et assurances : Ce que Macky aurait aimé dire aux guides religieux
Entre mises en garde et assurances : Ce que Macky aurait aimé dire aux guides religieux

Entre mises en garde et assurances : Ce que Macky aurait aimé dire aux guides religieux

Il a fait le déplacement hier à Yoff. Comme d’habitude. Car, chaque année, à la veille de la célébration de l’Appel de Seydina Limamou, le Chef de l’Etat se rend dans cette sainte localité de Dakar, loin du tohu-bohu de la ville.

Reçu par le porte-parole de la famille Serigne Mohamadou Lamine Laye, Macky n’a pas mis de gants pour appel tous à leur responsabilité face aux dangers qui guettent le pays Ainsi, a-t-il fait savoir que l’éducation des enfants incombe à leurs parents, des talibés aux guides religieux et l’Etat viendra en appoint pour remettre sur le droit chemin ceux qui auront enfreint a loi.

Publicités

Qui plus est, il a mis en garde sur le fait que l’Islam qui se pratique depuis plus de mille ans au Sénégal n’a pas besoin d’être réformé par d’autres qui proposent des modèlent inconnus des sénégalais. Là-dessus, il a aussi promis d’être ferme.

En somme, le Président a voulu alerter sur les dangers qui guettent le pays en des termes on ne peut plus voilé. Il fait manifestement allusion à la situation du pays à l’approche des prochaines échéances électorales. Et il ne cesse, à chaque fois que l’occasion se présente de mettre en garde et de rassurer sur la diligence de l’Etat à mettre de l’ordre. Il y a cependant, un vocable qui a presque disparu des discours de Macky : C’est le dialogue. Il ne parle plus de dialogue politique. Car, il s’est inscrit, depuis quelques mois, dans une logique de confrontation avec le principal chef de file de l’opposition Ousmane Sonko et ne s’en cache pas.

Les deux ne cherchent ni à se parler ni à fumer le calumet de la paix. Or, à chaque fois que le Sénégal devait faire face à une échéance électorale importante, le dialogue était permanent entre les acteurs. Et nous osons espérer que cette fois-ci encore, le dialogue sera de mise malgré le radicalisme dans lequel semble s’inscrire l’opposition et le pouvoir. Il est important alors que les guides religieux, toutes obédiences confondues, comprennent et fassent ce que Macky a évité de dire : Jouer les médiateurs pour ramener les conditions d’un apaisement social, seul climat propice à l’organisation d’élections. Car, les chefs religieux n’ont pas besoin de demande formelle ou informelle pour intervenir quand ils savent, comme tout le monde, que la situation est préoccupante.

Macky les a interpelés sur l’éducation des disciples, mais cette requête cache mal le fait qu’il aurait aimé que ces guides travaillent à éviter le chaos en intervenant directement. C’est pourquoi, les familles religieuses de Yoff, Tivaouane, Touba, Pire, Kaolack, Ndiassane, l’Eglise et autres sont appelés à plus d’implication dans le jeu de régulation sociale afin d’éviter que les ambitions politiques des uns et des autres ne nous mènent au chaos. Mais, ça, Macky ne pouvait pas le dire. Pas en tout cas en ses termes…

Assane Samb

Vérifier aussi

GO: Un capitaine d’industrie n’est pas un mousse politique 

Ahuri ! Ebahi! A la lecture d’un article signé par un site de la place …