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Keur Massar : Les parents d’élèves obligés de transférer leurs enfants dans d’autres établissements à cause des inondations
Keur Massar : Les parents d’élèves obligés de transférer leurs enfants dans d’autres établissements à cause des inondations

Keur Massar : Les parents d’élèves obligés de transférer leurs enfants dans d’autres établissements à cause des inondations

Des eaux verdâtres et puantes stagnent dans certaines écoles situées à MTOA, un quartier de la commune Keur Massar nord. Les écoles de l’unité 11, 13,14 des Parcelles assainies de Keur Massar entre autres, sont les plus touchées les récentes inondations. Les parents, dont l’essentiel des biens a été englouti par les eaux, font aujourd’hui face aux difficiles heurts de la rentrée des classes. Ils sont obligés de transférer leurs enfants dans d’autres établissements scolaires. Ils usent de la pointe de leurs pieds, chancellent, font des cabrioles pour traverser. Le soleil émet ses rayons ardents qui font suer à grosses gouttes du front des passants.

A Keur Massar, les habitants de ont tout de même l’amabilité de servir de guides aux étrangers qui empruntent les rues pour leur éviter une infortune.  « Passez par ici Madame !», incite un d’entre eux, d’un ton fragile et aigu. M. Fall, le Directeur de l’école unité 13, qui était dans les parages, s’amène à pas soutenus, lorsque l’une des deux dames trouvées en train de balayer la cour de l’école le hèle pour ensuite l’informer d’une visite. « A cause de ces inondations, le nombre d’élèves inscrits pourrait être revu à la baisse.

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Heureusement, l’école a pu bénéficier d’un formidable élan de solidarité. Des jeunes et des bénévoles ont procédé au « setsetal » (grand nettoyage), le weekend dernier. Les gens ont fait preuve d’une générosité incroyable. On a reçu des camions de sables entiers qui sont venus devant l’école, faire un remblai », explique le directeur.

Après un temps de conversation qui n’aura duré qu’une dizaine de minutes, une jeune femme, la trentaine manifeste, en ressort avec un certificat de scolarité et un bulletin de notes. « Ce sont les dossiers de ma fille, je souhaite la transférer », lance Khadidiatou. D’une beauté discrète avec son foulard bleu, cette dernière est mère de deux enfants dont l’une était en classe de CI.

L’école de  l’unité 14, située dans l’un des quartiers de la commune de Keur Massar nord touchée aussi par les inondations, a payé le plus lourd tribut dans les dernières inondations. Les efforts de pompage des eaux se font aujourd’hui sentir sur le terrain. Les populations qui avaient recours aux charrettes pour se déplacer vaquent à leurs occupations avec moins d’entraves qu’avant. Certaines ont même regagné leur domicile pour permettre à leurs enfants de reprendre les classes à l’ouverture.

« Plus de 30% de nos élèves du préscolaire et de l’élémentaire sont partis »

A quelques rues de là, est implanté, depuis 2003, l’école de l’unité 16, un établissement en plein dans la lutte contre les inondations depuis des années. Un fait constaté dès qu’on se pointe au seuil de l’école. Un établissement devant lequel traversent deux tuyaux de diamètres différents qui charrient les eaux dégagées par la motopompe installée à environ 500 mètres. Il n’est toujours pas aisé de se rendre dans ce bâtiment R+1. La rue qui y mène est envahie par la boue. Preuve que l’école a vécue au cœur des inondations, il est impératif de marcher sur les chaussées des maisons.

«Dans cette zones, presque deux écoles sont affectées par les eaux. Ce qui fait que nous avons reçu plusieurs cas de transfert d’élèves dont les parents se sont déplacés à cause des eaux. Plus de 30% de nos élèves du préscolaire et de l’élémentaire sont partis parce qu’ils n’habitent plus dans la zone. Là, c’est moins grave parce que le parent peut chercher un dispositif de transport ou laisser l’enfant chez un proche», renseigne la Directrice de l’école Isseu Diagne.

Selon elle, plusieurs parents ont souhaité retourner dans leurs localités d’origine pour fuir les inondations. «Il y a des gens qui quittent leurs maisons pour regagner la grande famille, dans leurs villages. Nous avons reçu des transferts pour la Casamance, le Fouta… », poursuit-elle. Et ce n’est pas le seul cas de figure auquel elle fait face. «Certains sont venus inscrire leur enfant et demander qu’on leur accorde 10 à 15 jours pour pouvoir rejoindre leur maison parce que les eaux sont toujours dans la zone. Il y a des maisons qui ne sont pas encore entièrement débarrassées des eaux», ajoute la directrice qui y habite elle aussi.

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