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L’emploi et l’employabilité des jeunes: Un chantier « Herculien » 

La rencontre, ce mardi, entre le patronat, les syndicats et le Président Diomaye est le début de pourparlers allant dans le sens de voir comment respecter les deux priorités que sont l’emploi et l’employabilité des jeunes mais aussi la diminution de la cherté de la vie.  Une simple rencontre de prise de contact qui devra jeter les bases d’un vrai partenariat entre le public et le privé. Mais si la diminution du prix des denrées peut être envisagée à court terme, il n’en est pas de même de l’emploi des jeunes.

C’est une question lancinante qui a préoccupé les différents gouvernements qui se sont succédé depuis les années 80 avec le Président Diouf.  Ce dernier a été le premier, à cette époque,  à avoir lancé l’opération des maîtrisards avec des financements dans différents secteurs comme la pêche, la boulangerie, l’agriculture, etc.
Peu d’entreprises ainsi créées avec des financements garanties par l’Etat, n’ont survécu.
Depuis lors, le président Wade qui en a aussi beaucoup fait, n’a pas pour autant réussi à endiguer le mal. Les jeunes arrivent par milliers sur le marché de l’emploi trouvant ceux qui y étaient déjà créant les conditions de traumatismes à long terme aussi bien pour eux que pour leurs familles.  Le système de l’enseignement à été indexé. Et des rectificatifs ont été apportés avec des instituts publics et privés qui ont diversifié la formation vers d’autres secteurs qui semblent aujourd’hui être saturés.  Les institutions de financement ont été multipliées à loisir en n’occultant le fait que l’argent est loin d’être le seul problème.
L’absence de compétences en matière de gestion mais surtout de culture d’entreprise ont également pesé sur la balance.  Comme dans les années 80, ce qui a été fait sous Wade et Sall n’aura pas convaincu des sénégalais qui semblent toujours tout attendre de l’Etat. La politisation des financements aidant, les milliards annoncés fondent comme neige au soleil et les jeunes censés en bénéficier prennent le chemin de l’émigration irrégulière avec son cortège de morts par centaines.  C’est dire qu’un tel secteur ne saurait être redressé sur un coup de baguette magique. Qu’il y est une recette miracle m’étonnerait.
Même si, en tout état de cause, il y a des leviers sur lesquels il est possible d’agir.   Renforcer le secteur privé en est un. Or, même cette donne ne sera pas aisée dans une économie dite libérale. Ceux qui créent des entreprises pensent d’abord au profit et ne gèrent nullement des institutions de recrutement. Et l’histoire a montré qu’ils sont peu enclins à le faire surtout dans les règles de l’art.  Et même si ce secteur était renforcé, il faudra bien modifier parallèlement nos priorités en termes économiques en diminuant les importations au profit d’une politique agricole digne de ce nom et de chaînes de transformations ainsi que de conservations. Cela doit se faire dans une transformation structurelle de l’économie à tous les niveaux ainsi que de la formation des jeunes tout en espérant qu’au niveau africain, la mise en activité de la Zone de libre échange africaine (Zlecaf) va suivre.
C’est pourquoi nous pensons que la tâche est herculienne et va demander beaucoup de travail et de temps. Car les transformations structurelles ou systémiques ne se feront pas du jour au lendemain.
Mais l’essentiel est de se mettre au travail…
Assane Samb

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