Cette déclaration a été faite à la veille de la fête de la Tabaski, dans un contexte marqué par une forte demande sur les marchés. Les producteurs affirment que les ventes se déroulent normalement et que les stocks restent suffisants pour approvisionner les populations.
« La vente est au beau fixe au moment où je vous parle. Les prix étaient fixés à 3 500 francs CFA, mais actuellement, ils varient entre 4 000 et 5 000 francs CFA selon la qualité. La plupart des pays achètent de l’oignon au marché de Poutou. Les magasins sont pleins et on utilise uniquement l’oignon qu’on expose au soleil », a expliqué Diagane Ndiaye, producteur.
Toutefois, les producteurs attirent l’attention des autorités sur les difficultés liées à la conservation des récoltes. Ils demandent à l’État du Sénégal de renforcer les capacités de stockage à travers l’installation de chambres froides afin de limiter les pertes.
« Il faut que nous disposions de chambres froides parce que nous faisons beaucoup de stockage. Il est difficile de vendre toute la production. Parfois, nous gardons entre 2 000 et 3 000 sacs et, faute de débouchés, une partie risque de pourrir. Les coûts de production sont énormes. Pour faciliter notre travail, l’État doit nous aider », a plaidé Amadou Mbaye, également producteur.
Les producteurs estiment que l’amélioration des infrastructures de conservation permettrait non seulement de préserver les récoltes, mais aussi de stabiliser davantage les prix sur le marché national.

