Porté au pouvoir à la place de Sonko : La chance de Diomaye fait aussi sa malchance

Qu’est-ce que l’on n’entend pas sur les réseaux sociaux ? Ce réceptacle d’informations et de désinformations de toutes sortes, pire qu’une jungle, ne fait qu’induire en erreur les gens et les mettre dans une situation de quasi-alerte permanente. 

Il n’est pas difficile pourtant, de comprendre que l’Etat du Sénégal n’est pas Macky Sall. Il en a incarné le leadership pendant 12 ans. Et se sera autour de Bassirou Diomaye Faye à partir d’aujourd’hui. Mais, l’Etat, ce sont des institutions et des hommes et des femmes chargés de leur animation. 

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Or, ces derniers, surtout depuis la crise politique et institutionnelle que nous venons de traverser, ont suffisamment démontré leur professionnalisme et le fait qu’ils savent privilégier l’intérêt général sur tout le reste.  Donc, le nouveau Président de la République et ses ouailles n’ont pas à s’en faire. L’Etat se chargera de toutes les opérations, de la prestation à la levée des couleurs ce 04 avril en passant par la passation de pouvoir. Sans anicroche. Comme l’Etat s’est occupé du processus électoral jusqu’à son terme. 

Or, dans l’esprit de certains, tout se passe comme s’ils ne croient pas encore à la victoire. Pis, ils pensent que Macky prépare toujours un dernier coup pour la leur voler.  Qu’ils se tiennent tranquilles. Il n’y a aucun coup qui tienne. Bassirou sera installé. Reste maintenant le plus important : Répondre aux attentes. Et ça, ce n’est pas gagné d’avance. Il faudra le programme, les mécanismes, les hommes et les femmes chargés de le mener à terme. En somme, il faudra de l’organisation et de la méthode. 

Malheureusement, certains pensent qu’il faut toujours rester dans une forme d’opposition. Or, l’opposition, pour les Patriotes, c’est terminé. Il faudra désormais gérer le pouvoir même s’ils sont encore minoritaires à l’Assemblée nationale.  Car, il est plus commode de s’opposer. Et là, on comprend que le pouvoir fasse peur. On peut le désirer et se battre pour le conquérir, mais une fois qu’on l’a, on appréhende.  Mais, tout cela, c’est normal parce qu’humain. L’essentiel est de se mettre à la tâche. Et surtout de’ bien s’entourer. 

Dommage que les réseaux sociaux aient beaucoup aidé les nouveaux tenants du régime. Car, ceux qui l’animent adorent la critique facile et ne tarderont jamais de s’en prendre à eux. Ils n’ont, d’orges déjà, qu’à s’y préparer, ne serait-ce que psychologiquement. Car, une fois les premières mesures contraignantes connues, une salve de critiques et même d’insultes ne vont pas tarder à pleuvoir. Car, ceux qui le font ne savent pas faire autre chose. 

Surtout que Macky ne sera plus là pour servir d’expiatoire et de mûr de lamentation. Car, il faudrait bien que quelqu’un paie les pots cassés. S’agissant de Diomaye, sa chance fait aussi sa malchance. Il est arrivé au pouvoir à la place du leader Sonko. Et à la moindre erreur, on dira que c’est parce que ce dernier n’est pas aux commandes. En clair, une fois installé, Diomaye doit se boucher les oreilles et ne se préoccuper que de travailler, encore travailler et toujours travailler.  Qu’importe le son des sirènes. 

Assane Samb

 

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