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Pour son « OUVERTURE » au dialogue: Des analystes politiques dissèquent le message de Macky  
Pour son « OUVERTURE » au dialogue: Des analystes politiques dissèquent le message de Macky  

Prorogation et Problème du 3e mandat: Macky Sall se retrouve autour d’une polémique

Des informations font office sur la volonté de Macky Sall de proroger son mandat de deux ans avant d’organiser des élections. Déjà, l’idée est rejetée par l’opposition, mais aussi cela suscite une vive polémique mais elle semble tout de même improbable aux yeux de la Constitution.

Des voix se sont élevées du côté de l’opposition pour « alerter » et exprimer leur opposition à cette intention prêtée à tort ou à raison au patron de l’Alliance pour la République (Apr) sur une histoire d’une document qui parle du troisième mandat.  Un document est vite devenu viral depuis le lancement du dialogue national . Il s’agit des 12 propositions faites par le parti Mpes/ Jef ak Njarin, dont une est relative à la « possibilité d’un report de 2 ans » de l’élection présidentielle déjà fixée au 25 février 2024. Rapidement, cette idée a ravivé la vive polémique déjà notée autour de cette question.

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A travers un post sur sa page Facebook, l’ancienne Première ministre Aminata Touré, a fait savoir que « l’élection présidentielle devra impérativement se tenir à date échue en février 2024 . En tout cas toute personne éligible peut déposer sa candidature  mais seul le Président Macky Sall n’y participera pas selon les dispositions très claires de la Constitution. Aucun report de l’élection présidentielle ne peut être envisagé ».

En avance, Bougane Guèye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp, avait alerté sur ce qu’il avait appelé un « DEAL POLITIQUE ». Selon lui « le chef de l’État a initié ce dialogue pour négocier une prolongation de son mandat de deux ans ». C’est pourquoi, lui, Bougane, a refusé de prendre part à ce dialogue. Embouchant la même trompette, le président du mouvement Agir, Thierno Bocoum, a affiché aussi un « non » catégorique. « Pas de troisième mandat encore moins un 2 mandats et demi », réagissait l’ancien parlementaire.

Mais du coté du camp du pouvoir, le président du groupe parlementaire « Benno Bokk Yaakaar (Bby) n’est pas contre un report des échéances. Pour lui, on doit respecter l’agenda républicain pour tenir les élections à date échue.  Toutefois, Me El hadj Oumar Youm dit ne pas être contre le fait de pouvoir reporter une élection, si ça doit permettre de davantage consolider la paix sociale, de raffermir notre démocratie, d’aller à des élections de manière paisible, dans des conditions de sérénité, pour nous permettre de réussir cette fête de la démocratie », a déclaré Me El hadj Oumar Youm.

Dans sa réponse, Macky Sall avait fait savoir que la question pouvait bel et bien être inscrite sur les points à discuter au cours de ces assises avant d’ajouter qu’aucun sujet n’est tabou. Une réponse perçue par beaucoup d’observateurs comme une volonté d’aller dans le sens d’un renoncement. Le fait de concéder que « vous pouvez me demander ce mandat mais dans la courtoisie » serait un moyen pour lui de s’aménager une porte de sortie sur cette question.

M. Tine indique que « la modification de la durée des mandats politiques est devenue impossible au Sénégal depuis la décision historique du Conseil constitutionnel du 12 février 2016. Les juges constitutionnels ont clairement établi l’interdiction absolue et totale de modifier la durée des mandats politiques, quel que soit l’objectif recherché ». Il rappelle, en effet, qu’après avoir promis de réduire son mandat de 7 à 5 ans à la suite des élections de 2012, le Président Macky Sall a réussi à obtenir une décision formelle des « sept sages » sur son engagement. Cette décision a eu des effets juridiques contraignants. En clair, le juge constitutionnel a souligné que ni la sécurité juridique ni la stabilité des institutions ne seraient garanties si la durée des mandats politiques en cours pouvait être réduite ou prolongée, que ce soit lors des changements de majorité, des jeux politiques ou des circonstances particulières.

Selon lui, « le Conseil a déjà tout verrouillé et il n’y a pas de possibilités pour l’actuel président de prolonger son mandat ». Toutefois ce dernier souligne qu’aucun fait ne peut être motif de report  sauf s’il affecte le bon déroulement du scrutin ou la stabilité des institutions de la République a-t-il ajouté.

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