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Remise de cahiers de doléances : Bamba Kassé expose les tares de la presse à Diomaye

Le statut des jeunes reporters, la loi sur la publicité, l’avenir de la presse sont autant de points sur lesquels le Sg du Synpics, Bamba Kassé s’est appesanti lors de la remise des cahiers de doléances au président de la république B. Diomaye Faye. C’était à l’occasion de la célébration de la journée du 1er mai.

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A l’occasion de la célébration de la fête du 1er mai, les acteurs de la presse n’ont pas manqué le rendez-vous avec le président de la République pour lister leurs doléances. Au-delà des acquis dont la mise en place d’une commission nationale de la carte de presse, la mise en place d’un système de financement de l’audiovisuel public (par décret également), entre autres, le Sg du Synpics, Bamba Kassé a listé les attentes des confrères. Il s’agit d’une loi d’accès à l’information, pourtant programmée depuis presque 10 ans, d’une nouvelle loi sur la publicité plus équitable et qui tiendrait compte de l’évolution technologique du secteur, un mécanisme de contrôle effectif des entreprises de presse.

Selon lui c’est ce qui traduit « la précarité organisée dont sont victimes des jeunes reporters et techniciens de l’information et de la communication.» A ce titre, le manque de contrôle des entreprises au-delà de porter atteinte à l’existence sociale des travailleurs, « contribue à violer un droit constitutionnel des Sénégalais, celui de disposer d’informations plurielles et utiles à travers les médias, sans oublier que l’Etat est quasi obligé, souvent, de se délester de ses propres ressources fiscales notamment pour perfuser un secteur qu’il se refuse lui-même de normer.» En outre, le s’est offusqué de l’absence d’une autorité de régulation dans le secteur des médias. A ce titre, a regretté Bamba Kassé, «dans les médias sénégalais, on fait la publicité de produits dangereux (dépigmentation, charlatanisme).

Dans nos radios et télévision, des émissions sont consacrées à expliquer des rêves, on fait de la voyance à outrance, on vend des produits prétendument boosteur de libido, on fait la promotion du Ngora Keng et de ses dérivés, des soigneurs traditionnels font le buzz. Un véritable organe de régulation y aurait mis un terme depuis des siècles.» A cela s’ajoute « à une sorte d’esclavage organisé et consolidé des jeunes journalistes et techniciens qui ne disposent ni de salaires décents, ni de couverture en cas de maladie, ni d’un plan de carrière et surtout qui sont laissés à la merci de la corruption institutionnalisé grâce au phénomène des Perdiems.»

La suspension de salaire : « une arme non conventionnelle »

Bamba Kassé a également noté que « les médias publics font partie des plus gros violeurs des droits des travailleurs. Selon lui, les dirigeants de ces médias, comme s’ils s’étaient passés le mot, ont eu recours et continuent d’avoir recours à une arme non conventionnelle : La suspension de salaire dont il fut malheureusement « la première victime. », Ainsi, l’absence de normes dans ce secteur prédit des lendemains très sombres, pas seulement pour les journalistes et techniciens, mais pour toute la population.

MOMAR CISSE / Rewmi Quotidien

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