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Révision exceptionnelle des listes électorales
Révision exceptionnelle des listes électorales

Révision Exceptionnelle des Listes Electorales : La société civile juge la période d’un mois très courte

Le collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) a fait face à la presse pour se prononcer sur le contexte politique du pays. Ladite structure estime que la période d’un mois allouée à la révision exceptionnelle des listes électorales  est très courte.

Le contexte politique actuel fait réagir le collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE). Cette instance estime que la période d’un mois allouée à cette étape clé du processus électoral est trop courte. « Il s’agit d’une période cruciale pour les électeurs, notamment pour les primo-votants et ceux désirant effectuer une modification de leur adresse électorale », soutient leur porte-parole du jour, Alassane Seck.  Le COSCE rappelle à l’État que les élections sont le procédé démocratique par lequel le peuple souverain désigne ses représentants. Pour être crédible, tout processus électoral doit reposer sur un contrôle citoyen qui en garantit la transparence. « Ce contrôle citoyen s’exprime à travers la participation citoyenne qui permet de renforcer la légitimité des dirigeants élus », dit-il.  Et de poursuivre : « En vue d’assurer une participation qualitative et quantitative des citoyens au scrutin présidentiel, le COSCE demande à l’État du Sénégal de rallonger le délai de révision des listes électorales afin de permettre une inscription massive des citoyens sénégalais ».

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Concernant le contexte politique, le COSCE indique que depuis les événements de Mars 2021, notre pays est en proie à une tension politique persistante qui menace gravement la paix et la cohésion sociales. «La rivalité entre le pouvoir et l’opposition est passée de l’adversité à l’animosité. Les troubles qui ont éclaté le 16 mars dernier dans plusieurs localités du pays (deux morts et de nombreux blesses) en sont une épouvantable illustration », déplore la société civile. Une situation qu’elle regrette à onze mois de l’élection présidentielle de Février 2024, avec les appels à la résistance face aux forces de l’ordre et à l’institution judiciaire risquent d’installer une instabilité politique, sociale et économique durable. Elle renseigne  que la justice fait l’objet de suspicions graves de partialité du fait des contentieux politico-judiciaires. « Nous constatons une escalade répressive continuelle et un usage excessif et inapproprié de la force et condamnons avec fermeté le traitement que les forces de l’ordre ont fait subir à Ousmane Sonko. Cette violence est d’autant plus incompréhensible et inacceptable que ces derniers n’avaient ni mandat d’amener ni mandat d’arrêt », se désole la société civile. En ce sens, elle juge que les appels à la violence d’où qu’ils viennent et les dégradations de biens d’autrui occasionnés pas les manifestations sont à bannir.

Le COSCE rappelle à l’État son rôle de garant de l’équilibre et de l’impartialité dans le dossier judiciaire qui oppose le Maire Ousmane Sonko et le Ministre Mame Mbaye Niang. « Les Sénégalais ont choisi l’État de droit et la démocratie pour vivre ensemble ; cela requiert un État juste et une institution judiciaire impartiale. Cette condition est essentielle au rétablissement de la confiance entre la justice et les justiciables », fait-elle savoir. Le COSCE appelle à l’apaisement et interpelle les acteurs politiques au sens élevé de la responsabilité pour préserver la démocratie, la paix et la cohésion sociale.

Ledit collectif s’engage aujourd’hui plus qu’hier, à lutter pour la préservation des acquis démocratiques, demande aux acteurs de mettre un terme à toute tentative de restriction de l’espace civique et des libertés et  exhorte les acteurs politiques à se retrouver autour d’une table pour renouer le fil du dialogue afin de créer les conditions d’une présidentielle crédible et apaisée en 2024.

 

NGOYA NDIAYE

 

 

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