Semaine Nationale de la petite enfance: Le plaidoyer des enfants « de la rue »
Semaine Nationale de la petite enfance: Le plaidoyer des enfants « de la rue »

Semaine Nationale de la petite enfance: Le plaidoyer des enfants « de la rue »

Depuis 2007, la Semaine nationale de la petite enfance et de la case des tout- petits, chaque année durant sept jours la situation scolaire des enfants est mise sur la table. Des enfants qui n’ont pas  la chance d’aller étudier. D’autres mettent en avant le déficit de moyens. 

Top départ pour une semaine d’activités, de réflexion et de plaidoyer pour le bien-être et l’avenir des tout-petits, sur toute l’étendue du territoire national. Les autorités ont lancé hier les activités dans ce cadre. La Semaine nationale de la petite enfance. La 17e du genre qui se déroulera du 4 au 11 décembre 2023, il s’agit  de poser les défis de la préscolarisation, pour l’augmentant de façon significative du taux brut de fréquentation du cycle préscolaire qui est de 18,6%, depuis 2022.

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 Malheureusement,  ce tableau est lugubre. Car il  existe des enfants qui ne sont pas à l’école, d’autres qui ont l’accès qu’à l’école coranique. Au quartier de Bene Tally l’aîné de la famille Seck Fatoumata n’a jamais fréquenté l’école par faute de moyens selon sa mère Awa Ndiaye. Faute de moyens, leur fille est née mais peine à aller à l’école. « Notre fille est née  et j’ai travaillé comme femme de ménage. C’était toujours pas suffisant pour payer les factures, le loyer et la ration alimentaire donc avec mon mari nous avons décidé de garder notre fille à la maison car même si l’inscription n’est pas cher les fournitures scolaires les habits et autres restaient difficiles à gérer avec les dépenses de la maison », a expliqué  la maman. Leur fille n’a pas eu la chance d’aller vers la case des tout-petits ou de bénéficier d’un enseignement. « C’est de notre faute nous ces parents parce que si au moins nous l’avions mis à l’école elle aurait su lire et écrire comme ses frères et sœurs qui  sont tous partis à l’école » regrette notre interlocuteur. 

Adjara Faye une mère de famille n’a pas mis sa fille à l’école. « Ma fille a intégré un internat depuis petite où elle apprenait le Coran à l’âge de 12 j’ai voulu l’inscrire dans une école primaire mais l’on m’a dit qu’elle était âgé donc malheureusement elle n’a pas pu aller à l’école, elle reste à la maison pour m’aider avec les tâches ménagères. Je pensais la placer dans une structure mais en vain », a-t-elle souligné.

Les enfants talibés eux appartement à l’école de la rue Samba un talibé âgé de 10 ans aurait voulu comme les enfants de son âge aller à l’école d’après ces dires : “ Si j’avais le pouvoir de prédire mon destin avant ma naissance j’aurais été comme ces enfants qui sont si bien habillés pour aller à l’école apprendre à lire et à écrire, mais malheureusement tel n’est pas le cas donc je fais avec ce que Dieu m’a donné” Malick un autre talibé plus âgé que notre précédent interlocuteur abonde dans le même sens. « Personnes ne connait sa destinée donc c’est le créateur qui décide pour nous bien avant notre venue au monde. Nous tous nous aurions voulu aller à l’école, porté de beaux habits et ne pas rester dans la rue à demander l’aumône et à traîner dans les rues les pieds nus. »

Cette semaine de la petite enfance se poursuit. Nombreux sont les acteurs qui portent le plaidoyer en faveur des tout-petits.

 

Fatou BA 

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