Batailles politiques : Pourquoi pouvoir et opposition cherchent la confrontation
Batailles politiques : Pourquoi pouvoir et opposition cherchent la confrontation

SENEGAL: L’unité de l’opposition, une gageure ! 

L’unité de l’opposition sénégalaise est une équation difficile à résoudre. Et les sénégalais n’ont pas attendu la conférence de presse d’hier d’Abdoul Mbaye leader de Act, pour le comprendre.

Depuis de longs mois et bien avant les législatives, on soupçonne toujours que les contradictions sont abyssales au sein d’une opposition qui a du mal à parler d’une seule voix.  D’ailleurs, les incompréhensions dans l’inter coalition Yewwi-Wallu lors du vote de la motion de censure à l’Assemblée nationale, ont fini de montrer à l’opinion, la profondeur des contradictions dans cette opposition. Au sein de l’Hémicycle, tout se passe comme si celle-ci, logée dans deux coalitions différentes, ne parle pas le même langage.

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D’ailleurs, lors de la campagne pour les législatives, la sortie acerbe d’Ousmane Sonko contre les opposants qui ne sont pas dans Yewwi les taxant de connivence avec le pouvoir et l’ire que cela a provoqué dans leurs rangs avec la riposte tout aussi virulente de Thierno Bocoum, ont sonné le glas d’une unité jusqu’ici problématique.

Depuis, Yewwi sait qu’elle va difficilement compter sur ces opposants aussi sévèrement dépeints pour ne pas dire humiliés. Une sortie d’ailleurs qui n’est pas étrangère avec le maigre résultat de Aar Sénégal aux législatives.  C’est pourquoi, la remarque de l’ancien Premier Ministre d’hier, parlant d’enfantillage à propos de certaines déclarations d’Ousmane Sonko en dit long sur le degré de division de cette opposition.

Or, tout le monde sait que c’est dans l’unité que cette opposition a plus de chance de déboulonner Benno et son leader. Car, Yewwi ne peut pas se suffire à elle-même, même si ces percées lors des dernières élections sont plus que encourageantes. Il faut penser à un probable second tour à la présidentielle de 2024, quel que soit le candidat de la majorité qui sera en face et asseoir, dès maintenant, les conditions d’une unité, ce qui est loin de signifier un même candidat au premier tour. Car, l’opposition peut-être phase sans être obligé à avoir un seul candidat à la présidentielle. Mais, si elle s’aventure à verser dans l’animosité entre ses leaders, dopée par des élections qui sont différentes de la présidentielle, elle aura fini de commettre une erreur qui peut lui être fatale.

Or, c’est exactement ce qui est en train de se dessiner dans ce camp, à quelques exceptions près.  Au demeurant, il ne faut pas perdre de vue que la présidentielle est une élection différente des autres et que rien n’est acquis d’avance.

Assane Samb

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