Soudan : Des réfugiés livrés à eux-mêmes, les pays limitrophes demandent de l'aide
Soudan : Des réfugiés livrés à eux-mêmes, les pays limitrophes demandent de l'aide

Soudan : Des réfugiés livrés à eux-mêmes, les pays limitrophes demandent de l’aide

Au Soudan, l’aide humanitaire s’amenuise de jour en jour pour les résidents d’un collège de la ville d’Al-Hasahisa dans l’état central d’Al-Jazirah. Réunis au Caire dans le cadre d’un sommet pour résoudre la crise soudanaise, les 7 dirigeants des pays voisins de la nation en guerre ont réclamé jeudi l’aide des bailleurs internationaux pour accueillir plus de 700 000 réfugiés.

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Près de 1000 personnes déplacées par les trois mois de guerre, dont des enfants et des femmes enceintes, ont trouvé refuge dans cet établissement scolaire. Sans nouvelles des organisations ni du gouvernement sont livrés à eux-mêmes et doivent faire face à des maladies chroniques notamment.

« Nous avons besoin de plus de soins, et pour être honnête, l’aide qui arrivait auparavant ne nous parvient plus, et depuis la fin du Ramadan et de l’Aïd, nous n’avons rien reçu, à part du pain. Il n’est venu qu’une fois, il y a deux jours », s’est confié Adam Salem, déplacé soudanais.

Plus de trois millions de personnes ont fui leur domicile en raison du conflit. Selon l’Organisation internationale pour les migrations**, plus de 2,4 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays.** « 930 personnes vivent dans cette maison (collège), 136 familles, dont 420 enfants, ainsi que 23 à 24 femmes enceintes, dont 6 ont déjà accouché. En outre, il y a près de 150 maladies chroniques répandues telles que la tension artérielle, le cartilage et le diabète, et nous avons 20 nouveau-nés. », a expliqué Mohamed Khaled, membre d’une initiative d’aide aux personnes déplacées au Soudan.

Safa Msehli, porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Genève, a appelé au « soutien durable de la communauté internationale pour apporter aide et protection aux personnes touchées par le conflit ».

« Il n’y a pas d’interaction avec les organisations internationales, et nous ne savons pas si les obstacles viennent des organisations elles-mêmes ou du gouvernement, et même le gouvernement lui-même n’est pas intervenu jusqu’à présent. » a ajouté Mohamed Khaled.

Les Nations Unies ont appelé les belligérants à « rendre des comptes ». La Grande-Bretagne a déclaré mercredi qu’elle prenait des mesures et a annoncé des sanctions à l’encontre d’entreprises associées, selon elle, à des groupes militaires soudanais des deux côtés du conflit.

« Nous exprimons notre profonde inquiétude face à la détérioration de la situation humanitaire au Soudan et condamnons les attaques répétées contre les civils, les établissements de santé et les services publics. Nous appelons les dirigeants de la communauté internationale à redoubler d’efforts pour fournir l’aide humanitaire nécessaire et remédier à la grave pénurie de denrées alimentaires et de fournitures médicales au Soudan, afin de réduire les graves répercussions de la crise sur les civils innocents. », a déclaré le président de l’Egypte_,_Abdel Fattah el-Sissi.

L’Egypte, grand voisin du nord, a reçu le plus gros contingent avec plus de 255.000 réfugiés, suivie du Tchad (240.000) et du Soudan du Sud (160.000).

« Un accord a été conclu pour former un mécanisme ministériel concernant la crise soudanaise au niveau des ministres des affaires étrangères des pays voisins. Sa première réunion se tiendra au Tchad pour prendre les mesures suivantes : mettre en place un plan de travail exécutif comprenant des solutions pratiques et applicables, arrêter les combats et parvenir à une solution globale à la crise soudanaise par le biais d’une communication directe avec les différentes parties soudanaises, en coordination avec les mécanismes existants de l’IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement) et de l’Union africaine. Les Forces de soutien rapide (FSR) et l’armée soudanaise ont accepté au moins 10 cessez-le-feu, dont beaucoup ont été négociés lors des pourparlers de Djeddah », a expliqué le président égyptien.

Le président égyptien, Abdel Fattah ai-Sissi a également exhorté la communauté internationale qui avait promis 1.5 milliard de dollars lors d’un sommet en juin, à tenir ses promesses.

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