Un autre taximan agressé au Parcelles

Né en 1995, C.T. Cissé a décroché hier, un séjour carcéral de trois mois ferme pour avoir agressé le taximan, A. Diop aux Parcelles Assainies le 6 septembre dernier. 

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Chauffeur de taxi, A. Diop a échappé de justesse à la mort le 6 septembre 2021, vers les coups de 5h du matin. Alors qu’il était au volant en train de discuter avec un ami, C. T. Cissé le surprend, introduit sa main baladeuse dans sa poche, puis dérobe son téléphone et ses 80.000 francs. Déterminé à en découdre avec le malfaiteur, il le traque et l’appréhende après une course-poursuite. « Quand je lui ai donné un coup de poing, les trois autres portables qu’il détenait, sont tombés. Il s’en est suivi une bagarre au cours de laquelle, il m’a poignardé à la tête avec un tesson de bouteille. Il était accompagné d’un autre individu qui était sur une moto. Lorsque ce dernier est venu à sa rescousse, il a tenté de me poignarder avec un couteau », explique la partie civile devant le tribunal des flagrants délits de Dakar.

Arrêté le 15 novembre dernier par les éléments du commissariat des Parcelles Assainies, C. T. Cissé bat en brèche les accusations de vol en réunion commis la nuit, violence et voie de fait. « On avait volé mon téléphone lors d’une soirée sénégalaise, il y’a de cela trois mois. J’avais déposé une plainte à la police », a-t-il servi au juge pour justifier la présence de son portable sur les lieux de l’agression. S’agissant de la photo du scooter découverte dans son téléphone, l’infographiste de 26 ans déclare : « J’ai pris la photo lors d’un ndogou organisé dans notre quartier. Mais, je ne connais pas le propriétaire de la moto ».

La partie civile a réclamé 200.000 francs, à titre de réparation.

Le substitut du procureur a requis deux ans dont, un an ferme. « Les déclarations de la partie civile sont très circonstanciées. Le téléphone qui a été ramassé appartient au prévenu. En plus, les assaillants se sont servis de la moto qui a été retrouvée dans son portable. Son moyen de défense ne repose sur rien », tonne le représentant du Ministère public.

Prenant son contrepied, le conseil du prévenu a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. D’après Me Kane, le plaignant avait dit à la police qu’il ne saurait identifier ses agresseurs. « Plus de deux mois après, il vient à la barre pour dire qu’il reconnaît le prévenu. On fait tout pour noircir le tableau contre mon client », dénonce-t-il.

Au final, le président de la séance a condamné le prévenu à deux ans dont, trois mois ferme et à payer 200.000 francs cfa à la partie civile.

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