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VIH EN 2022: Les chiffres alarmants de l’ONU-SIDA

L’ONUSIDA a publié hier le rapport mondial du VIH en prélude à la journée mondiale dédiée à cette pandémie demain vendredi. Ledit rapport révèle qu’en 2022  39 millions  de personnes vivent avec le VIH, 630 000  décès et 1,3 million de personnes nouvellement infectées. En Afrique subsaharienne, les adolescentes et les jeunes femmes représentent plus de 77% des nouvelles infections chez les jeunes âgées de 15 à 24.

Dans le monde, 39 millions  de personnes vivent avec le VIH en 2022  dont 37 millions d’adultes âgés de 15 ans ou  plus et 1,5 million d’enfants de 0 à 14 ans. 53% des personnes vivant avec le VIH sont des femmes et des filles. 1,3 millions de personnes ont été infectées. 85,6 millions de personnes ont été infectées par le VIH et 40,4 de personnes sont mortes de maladies liées au Sida depuis le début de l’épidémie et 630 000  en 2022. Seulement, 29,8 millions de personnes avaient accès à une thérapie antirétrovirale.

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Les statistiques révèlent que 86% de toutes les personnes vivant avec le VIH connaissaient leur statut sérologique en 2022. 77% des adultes âgés de 15 ans et plus avaient accès à un traitement mais seulement 57% des enfants âgés de 0 à 14 ans y avaient accès. 82% des femmes âgées de 15 ans et plus avaient accès au traitement, en revanche seulement 72% des hommes âgés de 15 ans et plus avaient accès. 82% des femmes enceintes vivant avec le VIH avaient accès à des  médicaments antirétroviraux pour prévenir la transmission du VIH à leur enfant en 2022.

Le rapport montre que les nouvelles infections au VIH ont été réduites de 59% depuis le pic de 1995. En 2022, 1,3 million de personnes ont été infectées par le VIH contre 3,2 millions en 1995. Les femmes et les jeunes filles représentent 46% de l’ensemble des nouvelles infections en 2022. Depuis 2010, les nouvelles infections au VIH chez les enfants ont diminué de 58% passant de 310 000 en 2010 à 130 000 en 2022.  Les décès liés au Sida ont été réduits de 69% depuis le pic de 2004 et de 51% depuis 2010.

Depuis 2010, la mortalité liée au Sida a diminué de 55% chez les femmes et les filles et de 47% chez les hommes et les garçons. Dans le monde, 46% des nouvelles infections au VIH concernent des femmes et des filles en 2022. En Afrique subsaharienne, les adolescentes et les jeunes femmes représentent plus de 77% des nouvelles infections chez les jeunes âgées de 15 à 24 en 2022. Elles sont trois fois plus susceptibles de contracter le VIH que leurs pairs masculins.

Chaque semaine 4000 adolescentes et jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans ont été infectées par le VIH dans le monde en 2022. 3100 de ces infections ont eu lieu en Afrique subsaharienne. En 2021, seuls 42% des districts à forte incidence du VIH en Afrique subsaharienne disposent de programmes de prévention du VIH destinés aux adolescents et aux jeunes femmes. Au niveau mondial, la prévalence médiane du VIH parmi la population adulte âgée de 15 à 49 ans était de 0,7%. Toutefois, la prévalence médiane était plus élevée parmi les populations clés avec 2,5% chez les travailleurs du sexe, 7,5% chez les homosexuels et les autres ayant des rapports sexuels avec des hommes, 5% chez les personnes qui s’injectent des drogues, 10,3% chez les personnes transgenre et 1,4% parmi les détenus.

Un déficit de financement des programmes de prévention du VIH parmi les populations clés

En ce qui concerne le financement, un total de 20,8 milliards de dollars était disponible en 2022 pour les programmes de lutte contre le VIH dans les pays à revenu faible et intermédiaire en 2022 soit 2,6% de moins qu’en 2021 et bien moins que les 29,3 milliards de dollars nécessaires d’ici 2025. Environ 60% des ressources disponibles en 2022 proviendront de sources nationales contre environ 50% en 2010. La réduction des ressources disponibles pour le VIH en 2022 est due à la baisse des financements internationaux et nationaux. Les 8,3 milliards de dollars de financement externe pour le VIH en 2022 sont inférieurs de 3% à ceux de 2021. Dans le même temps, les financements nationaux diminuent.

Le déficit de financement des programmes de prévention du VIH parmi les populations clés est estimé à 90% du financement nécessaire d’ici 2025. 

SOUKEYNA NDIAYE, Présidente de l’association des PVVIH «Beaucoup d’entre nous cachent leur statut sérologique par peur d’être stigmatisés»

 La présidente de l’association des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) n’est pas allée à quatre chemins pour dénoncer la stigmatisation dont sont victimes les porteurs de virus. Selon Soukeyna Ndiaye, il faut que cet obstacle soit levé. « Dans ce cas, tous les acteurs sont concernés, notamment la presse. Les personnes  vivant avec le VIH ne communiquent pas assez dans les médias à cause  d’être stigmatisés. Ce qui nous stigmate reste nos proches et nous ne savons pas pourquoi. Car nous sommes de la même famille et pourtant le secret que nous gardons envers nous est important car nous gérons tout cela sans que notre famille le sache », dit-elle.

Et de poursuivre : « Pourtant, nous pouvons communiquer entre nous sans aucun problème. Ils gardent leur statut sans le partager avec leurs proches à cause de cette stigmatisation. Notre association gère la confidentialité et l’assistance des PVVIH sans que personne ne le sache. Nous sommes en train de faire notre rôle mais c’est la société qui ne nous accompagne pas. Ce sont les familles qui ne supportent pas surtout les belles-mères, les beaux frères, les belles sœurs. Quand tu es séropositif dans un foyer, on te considère comme une mauvaise personne ». A l’en croire, avec cela, on ne peut pas atteindre l’objectif de 2030 avec cette discrimination. « Il y a un gap pour les dépister et mettre les mains sur les enfants pour les traiter. Nous sommes là pour appuyer les stratégies. Il faut une communication adaptée mais il y a des obstacles à franchir pour y arriver », martèle-t-elle. Soukeyna Ndiaye témoigne que son mari a gardé son statut sérologique pendant un moment sans le lui dire.

 NGOYA NDIAYE

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