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8 ans après sa disparition : Bruno Diatta, le maître de l’ombre qui a servi quatre présidents

C’était un 21 septembre 2018 ! Le Sénégal perdait l’un de ses plus grands serviteurs de l’État, l’homme qui connaissait tous les secrets du Palais. Bruno Diatta s’éteignait à l’âge de 69 ans, après avoir consacré une grande partie de sa vie au fonctionnement de la Présidence de la République.

​Huit ans après son rappel à Dieu, le souvenir de cette figure emblématique du protocole présidentiel reste profondément ancré dans la mémoire institutionnelle du Sénégal. Avec une même exigence — faite de discrétion, de rigueur et de fidélité à la République —, il aura consacré près de quatre décennies au service de l’État, aux côtés de quatre présidents de la République.

​Né à Saint-Louis le 22 octobre 1948, Bruno Diatta avait intégré l’École nationale d’administration (ENA), dont il était sorti major de sa promotion en 1973. Quelques années plus tard, en juin 1978, il faisait son entrée au Palais de la République avant de prendre, dès 1979, les commandes du protocole présidentiel.

​Pendant près de quarante ans, il aura occupé une position particulièrement stratégique, tout en restant dans l’ombre. De Léopold Sédar Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, Bruno Diatta aura accompagné quatre chefs d’État sénégalais, traversant les alternances politiques sans jamais déroger à son devoir de réserve.

​Organisation des cérémonies officielles, déplacements présidentiels, accueil des chefs d’État et des délégations étrangères, sommets internationaux : rien ne semblait échapper à la vigilance de celui qui était devenu une véritable référence du protocole d’État, faisant de la discrétion sa marque de fabrique.

​Au-delà de ses compétences professionnelles, c’est surtout cette discrétion légendaire qui aura marqué plusieurs générations de responsables politiques et administratifs. L’homme connaissait les rouages de l’État et les secrets des différents régimes, mais il n’en fit jamais un sujet de communication. Une posture qui lui valait le respect unanime de la classe politique et de l’administration.

​Jusqu’à son dernier souffle, le grand serviteur de la République est resté fidèle à sa mission, incarnant un « homme d’État dans toute sa plénitude ». Le 19 septembre 2018, deux jours seulement avant sa disparition, il présidait encore l’installation du Conseil des ministres. Sa mort subite, survenue à son domicile dakarois le 21 septembre 2018, avait profondément marqué l’appareil d’État, alors qu’il devait accompagner le président Macky Sall à Bamako pour l’investiture d’Ibrahim Boubacar Keïta.

​Huit ans après sa disparition, le nom de Bruno Diatta demeure indissociable du service public et du protocole d’État. Son héritage dépasse aujourd’hui sa seule carrière : la salle du Conseil des ministres porte désormais son nom, tout comme le Grand Amphithéâtre de l’École nationale d’administration.

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e ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a supervisé lundi tard dans la soirée des opérations de désencombrement des voies publiques dans plusieurs communes de Dakar et sa banlieue, a constaté un reporter de l’APS. ‘’Dans une belle synergie, toutes les autorités se sont mobilisées, les autorités municipales, mais également l’Etat pour continuer d’attaquer ce problème, ce fléau que constituent, les occupations anarchiques de l’espace public’’, a-t-il déclaré à la fin de sa tournée de supervision des opérations de désencombrement. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, accompagné de ses équipes, a entamé sa tournée de supervision de ces opérations de désencombrement par la commune de Dakar-Plateau. Il s’est ensuite rendu à Guédiawaye pour terminer par Pikine où il a fait le point. Des maires des communes visitées ont pris part à ces opérations. M. Cissé a admis que s’attaquer aux occupations illégales des voies publiques dans la région de Dakar et plusieurs grandes agglomérations du pays reste encore ‘’un travail à la limite de Sisyphe, un éternel recommencement’’. ‘’Ça doit cesser de l’être. Il faudrait qu’à un moment qu’on puisse trouver la parade, pour que quand des efforts aussi importants sont faits, pour désencombrer, qu’on puisse réinvestir de façon vertueuse l’espace public, l’occuper utilement pour les populations’’, a-t-il fait savoir.

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