Le président du Mouvement Initiative citoyenne pour le développement du Sénégal (ICDS), Matar Diène, a dénoncé mardi le rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale, estimant que les divergences politiques ne doivent pas compromettre la continuité de l’État et les efforts de redressement économique du pays.
Dans un communiqué rendu public à Dakar, il a exprimé sa « profonde préoccupation » face à ce qu’il considère comme un blocage institutionnel susceptible de retarder la mise en œuvre de mesures budgétaires importantes pour les populations.
Pour Matar Diène, l’Assemblée nationale doit demeurer un espace de débat contradictoire et de défense de l’intérêt général, plutôt qu’un terrain où les considérations partisanes prennent le dessus sur les urgences nationales.
S’il reconnaît que les réserves exprimées sur la sincérité budgétaire méritent des réponses précises et transparentes, le président de l’ICDS estime qu’elles auraient dû donner lieu à un débat approfondi et constructif.
Il considère également que les ajustements budgétaires proposés par le gouvernement, notamment en matière de dépenses énergétiques, nécessitent un examen responsable dans un contexte économique international marqué par des tensions sur les marchés de l’énergie.
Face à cette situation, Matar Diène invite le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à prendre ses responsabilités constitutionnelles afin de préserver la continuité de l’État et le fonctionnement régulier des institutions.
Il évoque notamment les dispositions des articles 68 et 86 de la Constitution, relatives respectivement aux délais d’adoption des lois de finances et à l’engagement de la responsabilité du gouvernement sur un projet de loi de finances.
Le président de l’ICDS appelle ainsi les autorités à explorer les mécanismes constitutionnels susceptibles de permettre un dénouement de la crise budgétaire, dans le respect des règles républicaines.
Matar Diène a enfin lancé un appel aux députés, aux responsables politiques et aux institutions de la République pour qu’ils dépassent leurs divergences et placent les préoccupations des Sénégalais au cœur de leurs décisions.
« La République doit rester plus forte que les divergences politiques. L’intérêt supérieur du Sénégal doit toujours triompher », a-t-il insisté.
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