Chine: les géants de la tech s’engagent à respecter la concurrence

Une vingtaine d’acteurs chinois du numérique, dont les mastodontes Tencent, Baidu et ByteDance, se sont engagés à des pratiques plus éthiques après une lourde amende contre Alibaba épinglé pour concurrence déloyale, a annoncé jeudi le régulateur.

Entreprise incontournable du numérique en Chine et longtemps montrée en exemple pour sa réussite, Alibaba s’est vu infliger samedi une amende de 2,3 milliards d’euros pour abus de position dominante — un montant qui représente 4% de son chiffre d’affaires de 2019. Les régulateurs ont épinglé le groupe sur des pratiques commerciales jugées déloyales, notamment l’exclusivité imposée aux commerçants pour vendre leurs produits sur ses plateformes, au détriment des sites concurrents.

Dans la foulée, les autorités ont convoqué mardi 34 entreprises du numérique. Elles leur ont donné un mois pour “corriger” toute pratique entravant la concurrence, sous peine de “sévères sanctions”.

Jeudi, une vingtaine d’entreprises du numérique avaient pris l’engagement de se mettre en conformité avec la réglementation, a indiqué l’autorité de régulation des marchés (SAMR), qui a publié sur son site la liste des promesses des différentes firmes.

Le réseau social Weibo, équivalent en Chine de Twitter, bloqué, s’est notamment engagé à “maintenir une concurrence saine sur [sa] plateforme” et à “ne jamais” collecter d’informations sur ses utilisateurs “au-delà du cadre” réglementaire. ByteDance, propriétaire de la populaire application TikTok (Douyin en Chine), a promis de ne pas imposer de “conditions déraisonnables” sur sa plateforme et ne pas “publier de publicités illégales”.

Les entreprises liées à l’internet et au numérique sont particulièrement dynamiques en Chine où une législation jusque-là relativement laxiste, en particulier sur les données, et l’absence de concurrents étrangers, ont permis à des géants locaux d’émerger. Pékin fait cependant preuve de davantage de fermeté à l’égard du secteur depuis quelques mois.

En mars déjà, une dizaine d’entreprises de la tech ont été convoquées par le régulateur pour échanger sur la sécurité en ligne. La réunion avait notamment porté sur la réglementation autour de fonctionnalités impliquant la voix, après l’interdiction en Chine de Clubhouse, une application américaine qui permet aux utilisateurs de participer à des conversations en direct, sur invitation.

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