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Des organisations de la Société Civile écrivent au Président BDF: Israël déclaré ‘’Patrium non grata’’ au Sénégal 

Dans la foulée de la conférence publique qu’il animait dimanche dernier au ‘’Grand théâtre’’, le leader du Pastef avait invité le chef de l’Etat, Bassirou D. Faye, à « engager le Sénégal aux côtés de l’Afrique du Sud et de tous les pays qui ont engagé des poursuites contre Israël et contre ses dirigeants pour crime contre l’humanité». Vingt-quatre heures après cette invitation, un collectif de 19 organisations de la société civile rappelle avoir déjà interpellé le président Faye dans ce sens.

Israël ‘’Patrium non grata’’ au Sénégal ? La question se pose au regard de la sortie publique du président de Pastef et Premier ministre du Sénégal. Un dédoublement fonctionnel qui donne à cette échappée diplomatique d’Ousmane Sonko une certaine ‘’solennité’’, même si elle avait été faite dans un cadre non officiel. En attendant la réaction du chef de l’Etat sénégalais de laquelle dépend la suite de cet appel historique, d’autres organisations de la société civile sont venues enfoncer le clou ce lundi.

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Regroupées au sein d’un « Collectif », ces associations, au nombre de 19, disent avoir signé une « lettre ouverte » adressée à Bassirou Diomaye Faye. Ce, depuis le 6 juin dernier. Dans leur correspondance, ces organisations suggèrent au Sénégal un soutien à l’initiative sud-africaine qui a déjà engagé des poursuites judiciaires contre Israël pour « génocide et crimes contre l’humanité ».

Dans cette perspective, elles ont invité le chef de l’Etat sénégalais à procéder à « l’expulsion immédiate » de l’ambassadeur d’Israël, pays désigné comme « génocidaire », en référence à la situation sur la bande de Gaza, en proie à des assauts de l’armée israélienne depuis huit mois. Mieux encore, le ‘’Collectif’’ invite le nouveau chef de l’Etat sénégalais à procéder à un « réexamen de tous les accords ou conventions » signés avec Israël, et « la suspension sine die des relations diplomatiques avec l’Etat sioniste d’apartheid (…) comme ce fut déjà le cas de 1973 à 1992».  

La palette de mesures proposée… 

Rappelant les évènements du 7 octobre 2023 qui ont ravivé la tension dans cette partie du Proche orient, les 19 organisations signataires de la lettre ouverte considèrent que cette date « sonne comme une riposte de légitime défense de la part de tout un peuple expulsé de sa terre, spolié, réprimé, emprisonné, massacré et privé de tous ses droits fondamentaux depuis 76 ans, dans la quasi indifférence, impuissance ou hypocrisie de ce qu’il est convenu d’appeler ‘’communauté internationale’’». « Le 07 octobre 2023 en effet, le Hamas et le mouvement de résistance palestinien ont infligé un cinglant démenti au mythe de l’invincibilité et de la suprématie militaire de l’Etat terroriste d’occupation coloniale et d’apartheid qu’est Israël, ce avec plus de 1 200 victimes et quelque 250 otages », écrivent-elles. Revenant sur le rôle « très tôt joué par l’Etat du Sénégal » qui passe par « l’octroi, dans les années 70, d’un passeport diplomatique à Yasser Arafat Président de l’OLP, la reconnaissance de l’Etat indépendant de Palestine dès sa proclamation en 1988 ou encore, la Résolution 2334 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies de décembre 2016, condamnant sans ambigüité l’occupation coloniale israélienne de la Palestine, y compris la Ville sainte de Jérusalem », les signataires trouvent « réconfortant et rassurant » la posture du Sénégal, seul pays au monde à présider sans interruption, depuis 1975, le Comité des Nations-Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien. Saluant la position du nouveau chef de l’Etat qui a renoué avec (la) « posture traditionnelle de soutien clair à la cause (palestinienne)», le Collectif dit solliciter le président sénégalais en vue « de faire mettre en œuvre » un certain nombre de mesures jugées « salutaires ».

Lesquelles tournent autour d’une « proposition, à la Conférence des Chefs d’Etat de l’U.A, d’un soutien total aux initiatives et procédures judiciaires internationales menées par l’Afrique du Sud à l’encontre d’Israël pour génocide et crimes contre l’humanité », de « l’expulsion immédiate de l’Ambassadeur de l’Etat génocidaire d’Israël de notre pays le Sénégal, le réexamen de tous les accords ou conventions signés avec le gouvernement de ce pays, et la suspension sine die des relations diplomatiques avec l’Etat sioniste d’apartheid, de génocide et d’agression, comme ce fut déjà le cas d’ailleurs de 1973 à 1992 », de « la proposition, à la Conférence des Chefs d’Etat de l’U.A, d’annulation officielle du siège de membre observateur accordé insidieusement à l’Etat israélien de colonisation et d’apartheid » ou encore un « appel à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, de concert avec tout autre pays volontaire, en vue d’exiger du Conseil de Sécurité, d’une part, l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat et durable », entre autres. 

Un nouveau plan de cessez-le-feu à Gaza

La révélation publique de cette lettre ouverte signée la ‘’Coalition Sénégalaise pour la Cause Palestinienne’’, ‘’Frapp/France dégage’’, le ‘’Comité Sénégal Palestine’’, ‘’Amnesty International / Section Sénégal’’, la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), et ‘’Afrikajom Center’’, entre autres, coïncide avec l’adoption ce lundi 10 juin par le Conseil de sécurité, d’un projet de résolution américaine, soutenant le plan de cessez-le-feu à Gaza.

Dans sa première phase, ce plan prévoit « un cessez-le-feu de six semaines accompagné d’un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza ». Il intègre également la « libération de certains otages enlevés lors de l’attaque du Hamas et de prisonniers palestiniens détenus par Israël ». L’offre a été acceptée par Israël au moment où le Hamas, non sans réclamer un « cessez-le-feu permanent », a « salué » le vote du Conseil de sécurité.

EMN

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