Elle assène un coup de pilon à la fille de sa coépouse 

Khady T. est mariée à un émigré basé en Italie et qui a trois fois son âge. Une différence d’âge qui a indisposé les enfants de ses trois coépouses. Dès qu’elle a dit oui au polygame, elle a reçu des menaces de mort venant de ses beaux-fils.
Deux ans plus tard, Khady T. a rejoint le domicile conjugal. Mais, elle cohabite difficilement avec l’une de ses coépouses ainsi que ses enfants. D’ailleurs, elle a été traînée en justice par une de ses belles-filles qui lui reproche des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné 10 jours d’incapacité temporaire de travail. À la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar ce lundi 10 juillet, la prévenue a expliqué que la bagarre a eu lieu le jour où son mari est rentré au Sénégal. À l’en croire la partie civile Selly S. a dépassé son père sans le saluer. Un manque de respect que ce dernier n’a pas toléré.
C’est dans ces circonstances qu’il a insulté sa fille. « Rama et Papa S. ont pris la défense de leur sœur et ont commencé à frapper leur père, avant de le trainer dans la chambre de leur mère. N’ayant pas pu les séparer, j’ai appelé à l’aide. Quand Selly m’a vu avec le pilon avec lequel j’étais en train de piler du gingembre, elle m’a attaquée. Nous nous sommes bagarrées. Elle m’a frappée avec un banc, j’ai riposté avec le pilon », a-t-elle admis. Âgée de 42 ans, la partie civile a confessé que la prévenue est très belliqueuse.
Elle s’était battue avec sa sœur par le passé. C’est la deuxième fois qu’elle fait l’objet d’une plainte pour violence physique. Entendu en qualité de témoin, le mari de la prévenue a raconté :
« Lorsque ma fille ne m’a pas salué, je l’ai giflée et insultée. Quand elle s’est attaquée à moi, son frère m’a conduit dans la chambre de sa mère pour me calmer. Mais, la prévenue a cru que mes enfants me frappaient. Elle a voulu entrer dans la chambre pour me faire sortir. Selly s’y est opposé et elles en sont venues aux mains ». Me Babacar Ndiaye a indiqué que la partie civile a une plaie profonde au front et il y va de la responsabilité de son père. En guise de réparation, il a réclamé 300.000 francs.
Eu égard à l’arme utilisée et les parties visées, il pouvait y avoir mort d’homme, selon la déléguée du procureur qui a requis un an, dont trois mois ferme. Le conseil de la défense a sollicité une application bienveillante de la loi, arguant que la prévenue ne va plus recommencer puisque son conjoint va prendre ses responsabilités. Finalement, le juge a infligé une peine d’un an, dont trois mois ferme à la prévenue qui doit débourser 200.000 francs pour indemniser sa victime.

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