réunion du Conseil des ministres de la ZLECAf
réunion du Conseil des ministres de la ZLECAf

Implantation de la ZLECAF: ENDA CACID se penche sur les questions d’économie et d’intégration

Après le lancement de l’initiative du commerce guidé avec 7 pays, le 7 octobre 2022, en marge de la 10ème réunion du Conseil des ministres de la ZLECAf, une deuxième phase, avec 29 Etats parties à l’accord ZLECAf est envisagée. Cette initiative vise à faciliter les échanges commerciaux significatifs entre les États parties qui se sont montrés prêts à commercer sous le régime de la ZLECAF et traduit aussi une volonté de réussir le défi de mise en œuvre de l’accord. 

Le coordonnateur de ENDA CACID, Mounirou Alioune Kane a laissé entendre qu’ils ont fait exprès d’organiser ce forum national afin que chaque représentant soit dans les sphères de négociation et puisse défendre les positions de son pays. Selon lui, il est essentiel de comprendre qu’une bonne mise en œuvre de la ZLECAf ne peut être l’apanage unique des gouvernements africains. A ce titre, il souligne que cela incombe également à d’autres acteurs dont les missions, attributs et positions sont essentiels à l’atteinte des objectifs de la ZLECAf.

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Et que les acteurs de la société civile, du monde universitaire, du monde des médias mais aussi du secteur privé, entre autres, soient des maillons essentiels pour une bonne implémentation de la ZLECAf. «Nous avons fait exprès de réunir des pays issus de la zone Cedeao, zone de l’Afrique centrale et des pays issus de l’union Maghreb arabe de l’Afrique du nord. Le tout, dans le but que l’esprit des négociations de la zone libre échange continental les pays puissent négocier de façon individuelle et que chaque représentant aille dans les sphères de négociation pour défendre les positions de son pays», a-t-il dit. Il a indiqué qu’au niveau régional ils ont des organisations où le niveau d’intégration et le niveau de commerce  sont assez poussés à l’image de la Cedeao avec le marché commun où les quinze Etats peuvent faire circuler les marchandises originaires de leurs pays sans payer des droits de douane.

Pour ce qui est des avantages de cet accord le coordonnateur a affirmé qu’ils sont nombreux en prenant l’exemple sur le marché du Sénégal. «Un marché que vous avez qui est de dix-sept millions de consommateurs, c’est le marché du Sénégal pour une entreprise dont la capacité de production est d’atteindre trois cent millions de consommateurs. On peut faire en sorte que la Cedeao devienne un marché pour cette entreprise-là. Il fait passer de dix-sept millions de clients à trois cents millions de clients. Mais aussi vous créez plus de revenus pour le pays et vous éradiquez la pauvreté», a souligné le coordonnateur.

De son côté, la représentante du ministre du développement industriel, Bintou Dia Manga est largement revenue sur l’emploi des jeunes. «Une population jeune a besoin d’emplois, de ressources et de développer son secteur productif pour une croissance inclusive. Si elle est mise en œuvre, cinquante millions de personnes devraient sortir de la pauvreté d’ici 2035», a-t-elle fait savoir. En outre, elle estime qu’Enda Cacid a la primeur de cette initiative avec le secteur privé, la société civile. «L’Etat est là pour les accompagner, malgré qu’il n’a pas vocation de créer des entreprises, mais il doit mettre les conditions pour que les acteurs puissent s’épanouir dans notre écosystème économique et africain», conclut-elle

MADA NDIAYE

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