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Maladie Couteuse: Le diabète responsable de 70% d’imputations de membres inférieurs

En prélude à la journée mondiale du diabète prévue le 14 novembre, l’association sénégalaise de soutien et d’aide aux diabétiques (ASSAD) a tenu une conférence de presse pour sensibiliser sur cette pathologie qui affecte la population.. Il a été noté que 70% d’imputations de membres inférieurs est causée par le diabète et concerne les jambes et les cuisses.

Le diabète est une maladie chronique qui touche le plus aux pays développés. Selon Pr Maimouna Ndour Mbaye, diabétologue, les spécialistes vivent l’impact de cette affection. « C’est un problème de santé et reste  une affection grave, fréquente et coûteuse. C’est la première fois qu’on utilise le terme pandémie pour une maladie chronique non transmissible. Il représente un lourd fardeau en tant que maladie aigue au risque de complications Elle favorise des infections car peut atteindre tous les organes. Elle provoque la cécité et reste la première cause de ce phénomène.

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Les reins ne sont pas épargnés car beaucoup de patients qui souffrent d’insuffisance rénale sont des diabétiques, de même que  l’hypertension artérielle », dit-elle.  Sur cette liste d’organes affectés, elle y ajoute, les vaisseaux qui seront bouchés de même que  les artères. « Cela peut conduire à une imputation des membres inférieurs. Il a été noté que 70% d’imputation est causée par le diabète et concerne les jambes et les cuisses », renseigne-t-elle. Et d’ajouter: « C’est une maladie coûteuse qui favorise une dépense de 1,6 million F Cfa sans compter l’appareillage et 40% du budget des ménages entre examen et contrôle. En ce sens, le régime alimentaire vient d’alourdir ces charges dans les grandes familles ». 

A l’en croire, la journée mondiale du diabète est une occasion de sensibiliser et d’innover sur cette affection en faisant face à l’obésité et l’excès de cholestérol. « Comme toute maladie chronique, il y a toujours des perdus de vue. Les sénégalais sont affectés par une maladie qui ne guérit pas », fait-elle savoir. Pour le diabétologue, Pr Abdoulaye Ly,  c’est une affection répandue partout dans le monde. « L’on dénombre 50 millions de diabétiques si rien est fait, on va atteindre 780 millions de personnes affectées d’ici 2045. C’est une pathologie qui progresse et qui est liée à l’âge et au contexte environnemental. 4 patients sur 3 vivent dans les pays sous-développés », indique-t-il. En ce sens, il laisse entendre qu’en Afrique subsaharienne, il y a 27 millions de diabétiques avec  129% de progression d’ici 2030 et  55 millions à l’horizon 2045. « Un  diabétique sur 2 ne connait pas son statut. C’est une maladie silencieuse, l’enjeu aujourd’hui est de connaitre son diabète.

Les statistiques révèlent qu’il  y a 500 mille morts par an en Afrique sub-saharienne. Une naissance sur 8 est diabétique et vit dans cet environnement », renchérit-il. Toujours selon les statistiques, moins de 1% des ressources financières destinées aux dépenses de santé sont consacrées à cette pathologie, ce qui de son avis, est une infime partie de ces ressources. « L’enquête STEP 2016 a montré que 4% des diabètes déclarés concernent les enfants et 7,9% les adultes. Les structures de santé  destinées au diabète sont débordées depuis longtemps. Le centre Mark Sankalé est à 2500 cas par an de demande de soins, même constat dans toutes les structures. Le besoin exprimé pour la prise en charge de cette affection est énorme. Il faut résonner en termes de structures dédiées à savoir l’augmentation des ressources humaines. Il y a une démocratisation de la prise en charge et  Il faut des ressources humaines qualifiées. Chaque diabétique doit réclamer un diabétologue », martèle-t-il. Il fait noter que l’université Cheikh Anta Diop de Dakar apporte sa pierre à l’édifice avec la formation de diabétologues déployés à l’intérieur du pays. 

1400 ENFANTS DIABETIQUES DENOMBRES AU SENEGAL

Ces spécialistes ont révélé que l’on dénombre 1400 enfants diabétiques au Sénégal dans tous les centres de prise en charge. Ce qu’il justifie par le fait que cette couche de la population devienne obèse, mange dans les cantines (malbouffe), le sédentarisme entre autres, ce qui va augmenter la population de diabétiques. Les enfants sont victimes de diabète de type 1 représentant 10 à 15%  du de ce type de diabète et développe  une maladie auto-immune. Cela concerne en général, les enfants avec une cause génétique et l’on parle de diabète néonatal. En ce sens, 500 enfants sont suivis par le programme depuis 2018. Il a été noté que 85% des diabètes de type 2 sont liés à un mode de vie à savoir la mauvaise alimentation modifiable. 

« C’est une maladie couteuse » selon Baye Oumar Guéye

Le président de  l’association sénégalaise de soutien et d’aide aux diabétiques (ASSAD),  Baye Oumar Guéye fait noter le diabète de type 1 coûte 75 mille F Cfa par mois au patient et 900 mille F Cfa pour l’année avec l’insuline et les analyses à faire. « Ce sont des coûts élevés Nous avons des malades à l’intérieur du pays et l’insuline n’est accessible qu’à 10% de la population générale des diabétiques. On constate que le diabète progresse en pas de géant et n’épargne aucune couche de la population », dit-il. D’après le directeur de la lutte contre la maladie, Moustapha Diop, il faut agir car la maladie est très coûteuse. « C’est ce qui justifie la création d’un programme et d’une division qui s’occupe de maladies non transmissibles. Il faut une approche multisectorielle pour lutter contre les maladies non-transmissibles et élaboration d’un plan de lutte contre les maladies non-transmissibles pour alléger le fardeau de ces maladies », dit-il.  A l’en croire, la prévention occupe une place importante car il faut  donner des messages clés aux populations et les dépister. Il  annonce que la  subvention est passée de 300 milli

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