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PEOPLE: A la découverte de Sidy Talla, l’homme passionné d’images et d’esthétique

Représenter le monde, fixer un moment, définissent entre autres la photographie, sphère dans laquelle se meut votre invité de la page people du jour. Une personnalité plurielle, tant il touche à tout. Et il le confesse, d’ailleurs ! Le propos est assumé. Eh plus qu’une confidence, Sidy Talla avoue presque son don d’ubiquité. Mais il a de qui tenir. Frangin de Fou malade, il est sain d’esprit et ne saurait dévoyer de la lignée éclectique de sa smala. L’art dans le sang, Sidy l’a aussi dans l’œil qui fixe l’objectif de son appareil irrigué à une pensée objective. Aussi dirige-t-il sa photo, non avec juste l’appareil mais avec son fertile esprit nullement sourd ni aveugle à l’environnement, au moment, entre autres circonstances qui font l’essence de son art.

Un résumé de votre parcours

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Je suis Sidy Talla, plus connu sous le nom d’artiste Diss-crimination. Issu d’une famille d’artistes, j’ai, dès mon plus jeune âge, fréquenté le cercle de mes grands frères (dont Fou Malade de Bataillon Blindé), prenant part à leur réunion, en faisant alors office de graffeur. Vers les années 2003-2004, j’ai créé mon propre groupe de rap avec une bande d’amis. Diplômé en réseau télécom, j’ai ouvert mon studio de musique et de là, j’ai commencé à produire des artistes. Puis vint un moment où je me suis essayé au graphisme et j’ai dû quitter mon poste dans un grand hôtel de la place. Maintenant, je suis graphiste à plein temps et « en cours de route », je suis devenu photographe. A vrai dire je suis un amoureux de la photographie depuis tout petit. Disons que je suis un touche-à-tout.

Comment est né votre amour pour la photographie ?

J’ai d’abord travaillé en tant qu’informaticien au King Fahd Palace pendant plus de six ans. Mais quand j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour, j’ai alors décidé de faire un bilan de compétence. Lequel m’a mis sur la voie de la photographie. J’ai toujours été passionné par le cinéma, avec un goût certain pour l’esthétique de l’image. Faire le point m’a simplement permis de raviver cette passion. Je me suis alors formé à la photographie en autodidacte avec quelques conseils d’amis photographes (Djibril Dramé, Siaka Soppo, Sidy Kandji). Je mets maintenant ma sensibilité et mon regard au service de mes clients.

  

Graphiste-designer, beatmaker, ingénieur de son, autant de casquettes sur une tête. Est-ce facile d’allier le tout ?

Je suis touche-à-tout et je ne m’arrête jamais car il faut s’adapter à chaque période. Il faut être méthodique, c’est très important. Mais je dois avouer que présentement, c’est la photographie qui a pris le dessus.

Votre définition de la photographie ?

C’est un moyen d’expression tout simplement ! Le rappeur par exemple se sert d’un micro pour communiquer, l’activiste lui sort dans la rue, le peintre peint et le photographe lui a besoin d’image, il communique avec. D’où l’expression « Une image vaut mille mots ». La photographie c’est un art, un mode d’expression ou l’on (le photographe) s’exprime librement à travers les images. La photographie me permet de m’évader.

Où trouvez-vous votre inspiration?

De mon environnement proche et de mes recherches. Il existe différentes formes de créativité et d’inspiration. Nous sommes inégaux sur ce plan et à titre personnel, je m’appuie davantage sur mon instinct et mon ressenti. C’est à partir de ma perception de l’instant que je parviens à me projeter dans mes prises de vues. Qu’il s’agisse d’une photo de studio pour une famille, un couple ou même d’une séance d’actions de sport, particulièrement le football…

De nos jours, les photographes « poussent comme des champignons », devient photographe qui veut ?

Il y a quelques années, tout le monde voulait s’essayer au rap, au beatmaking, la tendance du moment c’est la photographie. Tout le monde peut devenir photographe car nous avons tous l’œil, la différence se trouve au niveau de la créativité, de l’originalité, de la façon dont on prend les photos et surtout le message que l’on cherche à faire passer. Ce sont des choses qu’il est impératif de connaître et c’est d’ailleurs ce qui fait la différence entre les photographes.

La photographie nourrit-elle son homme ?
Elle nourrit son homme, comme tous les métiers du monde. Il suffit juste d’être sérieux dans son travail, pointu, d’avoir des objectifs et ne pas se fixer des limites.

Qu’est-ce qui vous motive en tant qu’artiste ?

Le fait de toujours vouloir réinventer les choses. J’aime proposer de nouvelles choses, apporter cette touche nouvelle d’originalité, proposer plus, voire impressionner les gens. Je ne me fixe jamais de limite, la photographie est un art.

Une histoire particulière derrière chaque photo?
Chaque photo raconte son histoire. Je ne prends pas de photo n’importe comment, il y a toujours une idée derrière. Avant de prendre une photo, j’ai toujours une idée de ce qu’elle doit exprimer, de ce qu’elle doit représenter.

Des projets?

Pour l’heure je me concentre sur ce que je sais faire le mieux, c’est-à-dire la photographie. Les gens veulent m’inciter à tenir une exposition, mais ce n’est pas encore dans mes projets, disons que je ne suis pas encore prêt, il faut que je murisse d’abord mon lieu d’exposition.

ANNA THIAW

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