Une querelle domestique a fini à la barre. N. A. Ngom a bénéficié d’une mise en liberté provisoire, ce 5 novembre, après son déferrement devant le procureur de la République près le tribunal de Pikine-Guédiawaye. Elle est écrouée pour violences et voies de fait sur une personne vulnérable en raison de son état de grossesse, menaces de mort et injures publiques au préjudice de sa belle-sœur F. Sarr.
La dispute est partie d’une bisbille. Le 30 octobre dernier, vers 18 h, F. Sarr a porté plainte contre son beau-frère, L. Ndiaye, et son épouse à la brigade territoriale de Thiaroye. Elle dénonce des injures, des menaces de mort et des faits de harcèlement. Les relations entre les deux foyers sont tendues depuis quatre ans. Un précédent différend a même valu à F. Sarr des violences qu’elle reproche à Lamine Ndiaye.
Cette fois, la dispute a éclaté autour de la répartition des tâches ménagères. Selon la plaignante, les échanges avec Nd. A. Ngom ont rapidement dégénéré. Celle-ci a alors appelé son mari. À son arrivée, L. Ndiaye a insulté sa belle-sœur enceinte, la traitant de « pute ». Pire, Nd. A. Ngom a menacé de lui ouvrir le ventre avec un couteau pour en extraire son bébé.
La plaignante affirme avoir enregistré une partie des échanges. Deux témoins entendus par les gendarmes sont venus conforter ses accusations. M. Dione dit avoir personnellement entendu Nd. A. Ngom déclarer qu’elle pouvait tuer F. Sarr sans difficulté. A. M. Ndiaye, beau-père des deux femmes, affirme, lui aussi, avoir entendu des menaces de mort lors d’une réunion familiale.
Une conciliation a été menée par les gendarmes le 2 novembre. Mais Nd. A. Ngom a persisté dans ses insultes traitant sa belle-sœur d’enfant naturel.
Entendue sur les faits, la mise en cause a reconnu l’altercation due selon elle à des désaccords sur les tâches ménagères et les enfants de sa belle-sœur. Son mari, L. Ndiaye, a soutenu n’être intervenu que pour calmer les deux femmes.
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