La scène est indescriptible. Difficile de croire à une telle tragédie. Ce dimanche, sous un soleil ardent, aux environs de 14h30, les rues qui bordent le district sanitaire de Kébémer sont quasiment désertes. Devant la morgue, en revanche, l’émotion est à son comble. Des familles, profondément éprouvées et parfois inconsolables, attendent désespérément de retrouver leurs proches parmi les 27 corps déposés à la morgue de Kébémer, à la suite du naufrage survenu au large de Lompoul.
Les visages sont fermés, les regards perdus. Certains proches tentent d’identifier les victimes afin de récupérer les dépouilles et de procéder le plus rapidement possible, à leur inhumation. D’autres, rongés par l’inquiétude, restent suspendus à la moindre information concernant leurs proches. L’attente est interminable et la douleur difficile à contenir.
Sur place, le gouverneur de la région de Louga s’est rendu auprès des familles pour leur témoigner sa compassion et leur apporter un soutien moral dans cette terrible épreuve. Au fur et à mesure que les corps sont identifiés et récupérés par leurs proches, les scènes de tristesse se multiplient. Les mots manquent pour décrire la douleur de ces familles confrontées à une disparition aussi brutale.
Au total, 34 corps ont été repêchés à la suite de ce drame de l’émigration clandestine. Mais derrière ce bilan macabre, une multitude de questions demeurent. Combien de familles sont encore dans l’angoisse ? Combien de vies faudra-t-il encore perdre en mer avant que des réponses durables soient apportées à ce phénomène ?
À Kébémer, ce dimanche, la douleur est immense et le silence des familles en dit long sur l’ampleur de la tragédie.
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