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Affaire de Pout Dagne: Les religieux expriment leur indignation
Affaire de Pout Dagne: Les religieux expriment leur indignation

Affaire de Pout Dagne: Les religieux expriment leur indignation

Le refus des populations de Pout Dagne que des griots soient enterrés dans leur cimetière a provoqué la réaction de certaines autorités. Société civile comme politique, les dénonciations ont fusé de partout. Hier, les religieux sont montés au créneau.

Suite à une vidéo devenue virale à travers les réseaux sociaux, des réactions sont notées de part et d’autre. Selon l’imam Makhtar Ndiaye, Chargé de la Communication des Imams et Oulémas du Sénégal, « la législation islamique nous dit que quand une personne meurt, quelle que soit sa moralité, on doit l’enterrer. Ces histoires de griots ne tiennent pas la route. Selon les enseignements du Prophète, il faut inhumer la personne, ne serait-ce que pour son image ».

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Pour l’imam, la sépulture est importante et n’est pas liée à une histoire de classe sociale ou de descendance. Interpellé sur la question, Abbé Jacques Seck déclare : « Ce sont des mentalités qui existaient avant l’islam ou le Christianisme. Il faut exclure ces genres de choses car cela risque de saper les bases d’une cohésion sociale ou encore du vivre ensemble. »  Et d’ajouter: « Ces pratiques ne doivent plus exister. Car ce pays mérite mieux. Il faut vivre en communauté et éviter les discriminations. » Les religieux invitent les populations à faire attention sur ces questions qui peuvent créer d’autres tensions dans ce pays.

Autre réaction, celle de Moustapha Diakhaté. Il a invité les autorités à traquer les auteurs du scandale de Pout Dagne. « Ils doivent être recherchés et punis avec la plus grande fermeté. La République doit sévir pour en finir avec les obscurantistes de tous bords. Le Sénégal ne peut pas condamner dans sa Constitution, toutes formes de discriminations et fermer les yeux devant le refus de sépultures de certaines populations, en raison de leur appartenance à la caste des griots. Manifestement, les autorités administratives de la localité de Pout ont fait preuve de faiblesse », souligne Moustapha Diakhaté.

Sur Pressafrik, l’ancien parlementaire ajoute que « la République du Sénégal étant une et indivisible, il ne doit y exister un seul centimètre carré du territoire national où la Constitution et les lois ne sont pas appliquées. Cet événement doit être l’occasion pour les Sénégalais de poser sur la table la question des castes dans notre pays. L’Égalité et la non-discrimination devant la loi supposent que toute personne soit traitée exactement de la même manière ; c’est la condition fondamentale, nécessaire pour faire valoir les autres droits. On la retrouve dans la devise nationale : Un Peuple, Un But, Une Foi ». La lutte contre les discriminations est la continuité du principe d’égalité des Sénégalais, selon Diakhaté. Ainsi, toutes les discriminations, directes ou indirectes, que ce soit en raison du sexe, de l’âge, de castes, d’ethnie, de la religion, des idées politiques, du genre, doivent être interdites et combattues.

MOMAR CISSE

 

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