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Développement des laboratoires: Un programme de près de 30 milliards FCFA pour quatre ans mis en place
Développement des laboratoires: Un programme de près de 30 milliards FCFA pour quatre ans mis en place

Développement des laboratoires: Un programme de près de 30 milliards FCFA pour quatre ans mis en place

Le programme spécial de développement des laboratoires au niveau de la plateforme RSS a été validé hier. Pour une durée de quatre ans (2024-2028), ledit programme se chiffre à près de 30 milliards FCFA.

Les capacités des laboratoires en termes d’équipements, de nouvelles technologies, de compétences techniques du personnel, de disponibilité des intrants adéquats, ne répondent pas toujours aux conditions permettant la disponibilité permanente des services à toute la population, en même temps que la préparation de la riposte face aux épidémies, dont la dynamique est rarement contrôlable.

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Fort de ce constat, le Sénégal a élaboré un programme spécial de développement des laboratoires (PSDL) dont la mise en œuvre va commencer en 2024-2028. Ce programme est chiffré à près de 30 milliards F Cfa. Selon le directeur des laboratoires, Pr Amadou Moctar Dieye, le laboratoire est un maillon essentiel de tout système de santé. « Il permet d’assurer le dépistage, le diagnostic, la confirmation des cas d’une maladie, le suivi thérapeutique des patients et la confirmation de leur guérison et la gestion de la Covid-19 en constitue une parfaite illustration», dit-il. Et de poursuivre: « Le Sénégal a eu beaucoup de difficultés à assurer le diagnostic de la Covid dans toutes les régions, 6 mois après le début de l’épidémie, ce qui montre qu’il y a des faiblesses dans notre système des laboratoires et la nécessité de le renforcer. Le Sénégal dispose d’une grande variété de Laboratoires de Biologie Médicale (LBM) publics et privés à tous les niveaux de la pyramide sanitaire (nationale, régionale et périphérique). Certains laboratoires spécialisés ayant chacun acquis beaucoup d’expériences au fil des années, appuient les programmes verticaux notamment les programmes PNT, PNLP et IST-VIH/Sida ».

Pr Dièye souligne que les normes internationales de qualité ne sont pas toujours respectées dans nos laboratoires. « Nos LBM ne permettent pas toujours d’éclairer les médecins, et sages-femmes dans leurs diagnostics. Certaines analyses essentielles sont envoyées à l’Etranger car non disponibles dans tout le pays », fait-il noter. A ces manquements s’ajoutent l’insuffisance de ressources humaines multidisciplinaires (pharmaciens ou médecins biologistes, techniciens supérieurs en biologie médicale, médecins anatomo- pathologistes), la disparité dans leur répartition géographique, le déficit en équipements nécessaires pour réaliser les analyses et pour l’application des bonnes pratiques de gestion de la biosécurité garantissant la protection de la santé humaine et de l’environnement. Il y a aussi la maintenance des équipements de laboratoire qui constitue un grand défi à relever. Sur cette liste, s’ajoute le problème de la disponibilité permanente de réactifs de laboratoire de qualité car l’essentiel des réactifs étant importé par des sociétés privées sous-traitance à l’étranger, avec un retard dans le rendu des résultats, un surcoût et un différé de la mise en route des traitements et cela concerne aussi les laboratoires d’anatomie pathologique, absence de LBM dans les postes de santé.

« Pour toutes ces raisons, le système de laboratoire devrait être développé pour une meilleure prise en charge de la santé de la population et la détection des maladies à potentiel épidémique, d’où la nécessité de mettre en place un programme spécial de développement des laboratoires du Sénégal », dit-il. Pour Pr Dièye, la vision du PNDSL repose sur un Sénégal où les analyses de biologie médicale de qualité sont accessibles sur le plan géographique et sur le plan financier à toute la population, sur l’ensemble du territoire national. «L’objectif est de contribuer à l’amélioration de la santé des populations par la disponibilité sur tout l’étendue du territoire national de laboratoires de biologie médicale fonctionnels, pour le diagnostic et la prise en charge correcte des affections à potentiel épidémique et des affections courantes au Sénégal », souligne-t-il. Il s’agira d’assurer la disponibilité permanente de tous les examens de biologie médicale et de qualité sur l’ensemble du territoire national.

NGOYA NDIAYE

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