Droits visuels : l’Autorité rejette la plainte de Canal+
Droits visuels : l’Autorité rejette la plainte de Canal+

Droits visuels : l’Autorité rejette la plainte de Canal+

C’est une victoire de plus pour la Ligue de football professionnel (LFP) contre le groupe Canal+. Vendredi 11 juin, l’Autorité de la concurrence a annoncé avoir rejeté la plainte déposée par le diffuseur historique de la Ligue 1.

« Au terme de son examen, l’Autorité a rejeté la saisine au fond de [Canal+] et la demande de mesures conservatoires qui y était associée, considérant qu’elles n’étaient pas assorties d’éléments suffisamment probants », a fait savoir le gendarme de la concurrence dans un communiqué.

La chaîne du groupe Vivendi avait saisi l’Autorité de la concurrence le 29 janvier, reprochant à la LFP d’avoir commis un abus de position dominante en ne remettant sur le marché que les droits télé délaissés par le groupe sino-espagnol Mediapro à la suite de sa défaillance, contrairement à l’hypothèse d’un appel d’offres global, que souhaitait Canal+, soutenu par son partenaire BeIN Sports.

La chaîne cryptée, qui versait 332 millions d’euros annuels jusqu’en 2024 pour les deux matchs de chaque journée prévus dans ce « lot 3 », estimait sa valeur désormais surévaluée et réclamait un appel d’offres global. La LFP a finalement obtenu gain de cause, à la fois devant le tribunal de commerce, en mars, même si Canal+ a annoncé vouloir faire appel, et devant l’Autorité de la concurrence, vendredi.

Selon cette décision, la LFP était dans son droit en lançant son appel d’offres partiel au début de février, portant sur 80 % de la L1 et de la L2 et finalement infructueux, puis en optant depuis lors pour une négociation directe avec les diffuseurs intéressés. Le rejet du recours de Canal+ dégage donc l’horizon juridique du football français en rendant possible un accord de gré à gré.

Selon des sources proches des négociations, cette décision pourrait accélérer un accord avec Canal+ et BeIN Sports, espéré dans les prochaines heures face à l’urgence dans laquelle se trouve la L1 : les clubs sont pour l’heure sans diffuseur à moins de deux mois de la reprise de la saison 2021-2022, au début du mois d’août, et doivent présenter un budget cohérent le 14 juin devant la direction nationale du contrôle de gestion, une commission indépendante chargée de surveiller les comptes des clubs de football professionnels en France.

Les droits télévisuels domestiques, d’abord espérés à 1,217 milliard d’euros annuel pour la L1 et la L2, sont retombés, pour la saison 2020-2021, à environ 683 millions d’euros après la défaillance de Mediapro et la fermeture de son éphémère chaîne Téléfoot. Et Maxime Saada, patron de Canal+, a dit s’attendre à une négociation autour d’un chiffre annuel global « proche des cycles précédents », à savoir en moyenne 650 millions d’euros par an.

Ces dernières heures, plusieurs acteurs du dossier évoquaient l’hypothèse d’un retour dans les discussions d’Amazon, géant américain de la distribution, qui s’est invité ces dernières années sur le marché des droits sportifs via sa plate-forme Prime Video. Une réunion du conseil d’administration de la LFP était prévue vendredi à midi, a fait savoir à l’Agence France-Presse vendredi matin une source proche des délibérations.

 

 

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