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21e Assises économiques du MEDS : La résilience du tissu économique sénégalais au menu des débats

Le Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) en partenariat avec le secteur privé national a organisé, ce jeudi 22 septembre, la session de ses assises économiques annuelles. Le  thème de cette année porte sur : « La résilience du tissu économique sénégalais ». Les Assises économiques, cuvée 2022, ambitionnent de « définir de nouvelles stratégies pour faire  à la résilience et les défis qui interpellent l’économie nationale. Plusieurs experts, de grands économistes et des Directeurs du Ministère des finances et du Ministère de l’Économie et du Plan sont attendus.

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Discours du Président du Meds : Mbagnick Diop

Monsieur le Représentant de l’Etat du Sénégal Madame la Représentante Résidente de l’UEMOA au Sénégal,

Monsieur le Président de la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture de Dakar Mesdames, Messieurs les Directeurs Généraux et Nationaux,

Monsieur le Représentant de l’ONUDI Messieurs les Présidents des Organisations Professionnelles et Patronales,

Excellences, mesdames, messieurs les représentants des missions diplomatiques,

Mesdames, Messieurs les Chefs d’Entreprise Mesdames,

Messieurs les membres du MEDS,

Chers invités,

Rendons grâce à Dieu de nous permettre à nouveau de se retrouver ce matin pour réfléchir ensemble sur l’avenir économique de notre pays. Les Assises Economiques Annuelles du Mouvement des Entreprises du Sénégal – MEDS se sont imposées au fil du temps, comme un rendez-vous annuel, dans un environnement de réflexion stratégique, d’innovation pour le développement économique et social du Sénégal.

Cette journée est un événement économique de consensus majeur, qui regroupe toutes les composantes décisionnelles : secteur privé national et continental, pouvoirs publics, institutions financières nationale et Internationale, les partenaires techniques et financiers du Sénégal, leaders d’opinion, décideurs économiques, organisations non gouvernementales, entre autres institutions…

C’est pourquoi, en contextualisant le sujet dans le cadre de la mise en œuvre des différentes politiques économiques et sociales, nous avons choisis cette année le thème : « La résilience du tissu économique sénégalais ».

La résilience économique est définie comme la capacité de maintenir le niveau de richesse nationale proche de son potentiel après un choc. Aujourd’hui le Sénégal se trouve à la croisée des chemins tant sur le plan politique, économique et social. La résilience économique comporte deux dimensions :  La capacité à atténuer les chocs – Et la rapidité à laquelle l’économie reprend une trajectoire normale après un choc.

La résilience de notre trajectoire de croissance a des conséquences significatives à la fois sur le plan économique et social. A long terme, les économies les plus prometteuses sont celles qui ont la capacité de faire face aux aléas économiques, humains, techniques ou financiers.

L’occasion de remercier ici et maintenant nos chers experts qui vont animer les travaux de nos assises, en l’occurrence : M. Mamadou Ibra KANE – DG E-media M. EL Ousseyni KANE – DG BOS M. Khadim Bamba DIAGNE – DG LAREM – Economiste M. Cheikh Modou THIAM – Directeur de la Planification Professeur Serigne Fabouré – Spécialiste des politiques publiques M. Amath SOUMARE – Expert en Intelligence Economique / DG Sopel International 3 M. Modou MBOUP – Scientifique / Secrétaire Général du MEDS

Ainsi que d’autres experts qui vont participer aux débats, contributions, échanges entre autres… Pour cette 21e session des Assises Economiques du Mouvement des Entreprises du Sénégal, il ne nous vient à l’esprit que la seule volonté de booster la reprise de notre économie qui serait synonyme d’une nouvelle dynamique sociale autour de la cohésion et la solidarité de tous !

Avant de conclure, je voudrai à mon nom propre et au nom du MEDS remercier les éminentes personnalités qui nous ont fait l’honneur de venir présider ce matin la 21e session des Assises Economiques Annuelles du MEDS.

Je vous réitère notre profonde gratitude et vous exprime notre reconnaissance pour l’intérêt que vous accordez à nos activités. Bienvenue à tous, à cette 21e session des Assises Economiques du MEDS !

Un plein succès, d’innovation et d’intelligence collective pour nos travaux. Je vous remercie profondément de toute votre attention active.

Discours représentante UEMOA : Aissa Kabo Sidikou

Face aux tensions inflationnistes et la guerre en la représentante de l’Uemoa Aissa Kabo Sidikou déclarent que les économies africaines ont besoin de financement face à la menace sécuritaire. Le grand défi, selon elle, est la mondialisation des échanges…

Toutefois, elle précise que les plans nationaux de développement africains augurent de bonnes perspectives.

L’UEMOA, dit-elle, s’est engagée à un développement socio-économique durable conformément aux ODD. C’est ainsi que l’Union a proposé un Plan d’actions prioritaires pour la période 2021-2025.

Cette vision s’inscrit dans la dynamique d’une nouvelle impulsion pour approfondir le marché commun de l’UEMOA, assurer la convergence et la stabilité macroéconomique durable, prendre en compte les nouveaux défis, notamment l’économie numérique, le développement du secteur privé et le changement climatique. Cette nouvelle impulsion s’étend également à la lutte contre la pauvreté, à l’emploi des jeunes, au renforcement du capital humain et aux autres questions sociales. Objectifs stratégique.

Discours du ministre du Commerce : Abdou Karim Fofana

  • Mesdames, messieurs les Directeurs généraux, Directeurs nationaux et Chefs de Services ;
  • Mesdames, messieurs les représentants du Secteur privé ;
  • Mesdames, messieurs, chers participants en vos rangs, qualités et titres.

C’est avec grand plaisir que je me joins à vous pour participer à cette 21ème session des assises économiques du Mouvement Des Entreprises du Sénégal (MEDS).

Ce rendez-vous s’est imposé comme un cadre privilégié d’échanges et de réflexions autour des enjeux économiques auxquels fait face notre pays et surtout du rôle central des entreprises pour faire face à ces enjeux.

Cette année, compte tenu de la conjoncture mondiale, le Mouvement des Entreprises du Sénégal nous invite à réfléchir sur les questions suivantes : comment le Sénégal est aujourd’hui armé pour faire face aux chocs externes ? Quelles leçons peut-on tirer de notre expérience récente relativement à la crise ukrainienne ? Quelles sont les préconisations et bonnes pratiques pour permettre à notre économie de résister à des chocs futurs.

Mesdames, messieurs

Cher(es)s dirigeantes/ dirigeants d’entreprises

Dans son adresse à la nation du 16 septembre 2022, SEM le Président de la République Macky Sall a encore rappelé le contexte international marqué par une flambée des prix du pétrole et des denrées de première nécessité.

En effet, pour résister aux chocs extérieurs et juguler les effets de cette difficile conjoncture mondiale, l’Etat du Sénégal a du corriger la phase 2 du PSE dont la priorité était de permettre aux entreprises d’être le relais de la nouvelle trajectoire de croissance acquise grâce à la phase 1. C’est-à-dire une croissance inédite dans l’histoire du Sénégal de plus de 6% moyenne sur 2014-2019. Le Sénégal met ainsi en œuvre, depuis deux ans, le Plan d’Actions Prioritaires Ajusté et Accéléré (PAP2A). Il  permet de maintenir un niveau de performance satisfaisant dans des secteurs clés de l’économie.

Dans le cadre de cette mise en œuvre, l’exécution du Programme de Résilience économique et sociale (PRES) doté d’un fonds de riposte dénommé « Force Covid-19 » d’un montant de 1 000 milliards de francs CFA, en vue de soulager les ménages et les entreprises, s’est accompagné d’efforts sur le plan fiscal consenti par l’Etat pour soutenir le secteur privé.

 

Et dans l’optique de renforcer la protection sociale et de soutenir les ménages, le gouvernement a dégagé une enveloppe de 620 milliards de francs CFA, soit :

– 300 milliards de subvention au carburant, à l’électricité et au gaz au 30 septembre 2022 ;

– 157 milliards de renonciation aux recettes fiscales pour éviter le renchérissement des prix du riz, du blé, du maïs, du sucre et de l’huile ;

– 120 milliards de revalorisation des salaires des agents publics ;

– 43 milliards de transfert d’argent en soutien 543 000 familles vulnérables.

Le Gouvernement a conscience qu’il faut faire davantage avec l’appui du secteur privé et des entreprises pour réussir la relance et s’adapter à ce monde de crise. Les entreprises sont la solution à ce défi, et j’entends être le Ministre des ET des commerçants ET des entreprises en particulier car c’est vous qui transformez, c’est vous qui donnez de la valeur et de l’emploi. C’est vous qui porterez la croissance du Sénégal à deux chiffres.

Mesdames, messieurs

Cher(es)s dirigeantes/ dirigeants d’entreprises

Le département du Commerce, de la Consommation et des Petites et Moyennes Entreprises, que le Président de la République me fait l’honneur de me confier, joue un rôle important dans la résilience de notre tissu économique.

Les leçons tirées de la crise russo-ukrainienne exposent avec encore plus d’acuité l’importance d’une maitrise de la balance commerciale, l’enjeu stratégique de produire nous-mêmes l’essentiel de nos besoins de consommation et de transformer sur place nos produits agricoles et autres matières premières.

Pour répondre à ces préoccupations, le Président de la République, dans le cadre de la stratégie d’industrialisation déroulée depuis 2012, a, entre autres initiatives, mis en place des Zones Économiques Spéciales (ZES) notamment à Diamniadio, Diass et Sandiara.

Et parmi les préconisations et bonnes pratiques pour permettre à notre économie de résister à des chocs futurs – auxquelles le thème choisi par le MDES nous invite à réfléchir – figure la mise en place d’un cadre législatif et réglementaire favorable à l’import-substitution qui signifie l’assimilation du processus d’industrialisation dans les pays en voie de développement et la substitution progressive des produits de l’industrie locale aux biens importés.

Je profite ainsi de la tribune qui m’est ici offerte pour rassurer les acteurs de notre économie. Je leur dis que nous sommes là pour soutenir la croissance, la croissance inclusive.

La croissance, c’est le commerce. La croissance, c’est l’entreprise. La croissance c’est la production locale et le « consommer local ».

La croissance c’est être conscient des enjeux et des stratégies de développement des échanges aussi bien aux plans régional, continental que mondial.

Je voudrais aussi évoquer l’un de nos doyens, éminent acteur du secteur privé national qui, hier, a publié une contribution dans la presse, que j’ai lue avec attention, sur le rôle du ministère du Commerce.

Lui assurer, et à travers lui toutes les parties prenantes, que je serai le ministre des commerçants, des producteurs locaux, de l’expertise et du « consommer » local.

Je suis conscient qu’il nous faut mettre l’accent sur les leviers susceptibles de booster la productivité de façon que chaque étape de la chaine de valeur soit impactée. Le département au travers du dispositif d’appui a su, notamment au travers l’ADEPME, le BMN ou des Chambres de Commerce, jouer un rôle dans la résilience des entreprises.

Ainsi 145 entreprises sur l’ensemble des 14 régions ont été bénéficiaires de 14 millions de Fcfa en moyenne et de 2 milliards de FCFA au total pour supporter les effets de la Covid19, préserver les emplois et se relancer comme la PME FARAFIMA qui a augmenter ses solutions locales pour la désinfection ou les membres de la Fédération Nationales des Professionnelles de l’Habillement (FENAPH) qui ont joué le rôle de remparts en mobilisant les tailleurs de l’ensemble du pays pour produire des masques de protection.

L’appui du département a concerné plus de 1 500 PME dont plus de 250 dans le domaine de l’exportation. Car l’exportation c’est la création et la préservation de nos emplois et l’un des moyens de renforcer la productivité de nos entreprises.

Je salue le rôle des organisations patronales comme le CNP et OPTIC, l’UNACOIS ou les Chambres de commerce notamment dans la bonne exécution de ce projet Programme Tourisme des Développement des Entreprises (PDTE) dont les résultats sont extrêmement probants en terme d’augmentation du chiffre d’affaires des entreprises, de la part de volume exporté ou du nombre d’emplois créés.

J’ai pleinement conscience que ces initiatives sont pleines de promesses mais qu’il s’agira surtout de les faire passer à l’échelle avec l’implication de l’ensemble du secteur privé national pour préserver le pouvoir d’achat des sénégalais et créer les riches et les emplois dont nous avons besoin. Nous disposons grâce à votre génie des solutions pour faire face à ces défis de la vie chère, je m’emploierai de toutes mes forces avec mes collaborateurs et l’ensemble du gouvernement à vous accompagner à l’exprimer dans sa pleine mesure.

Ensemble nous devons construire un modèle basé sur une activité solidaire, circulaire mais aussi et surtout un modèle qui privilégie le dialogue.

Sur ce mesdames, messieurs, en souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouverte la 21ème session des Assises Economiques du Mouvement des Entreprises du Sénégal.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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