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IMAM DE DAROU SALAM EGORGÉ A DIMAGUENE : Son fils risque la prison à vie

La réclusion criminelle à perpétuité, c’est ce qu’encourt l’accusé Serigne Mamadou Mansour Diop. Il a comparu devant la barre de la chambre criminelle pour avoir égorgé son père. Il sera fixé sur son sort le 2 mars prochain.

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A Diamaguène Sicap-Mbao, le vieux Mbaye Sy Diop, imam de la mosquée du quartier Darou Salam de Diamaguène Sicap-Mbao, a été retrouvé égorgé dans sa chambre et les accusations portent sur son fils Mansour Diop. S’agissant des faits, le vieil homme a été retrouvé inerte et gisant dans une mare de sang. Les voisins ont été alertés par les cris de stupéfaction de la famille qui est tombée à la renverse devant cette découverte macabre. La police et les sapeurs-pompiers ainsi que les autorités préfectorale et communale aussitôt informés se sont rendus sur les lieux du drame. Après le constat d’usage, le corps est acheminé à l’hôpital Aristide Le Dantec pour subir une autopsie. En effet, l’affaire a été jugée, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar. Rokhaya Ndoye, épouse du défunt Imam a déclaré à la barre que : « j’étais au marché. Quand je quittais la maison, mon époux était assis sur la natte, en train d’égrener son chapelet. C’est depuis le marché qu’on m’a appelé pour me dire qu’il a été tué. Serigne Mansour avait subitement disparu. Il ne faisait plus signe de vie jusqu’au jour où il a été arrêté ». De son côté,  Abdoulaye Diop, son grand frère a confié que:  » il se battait avec les membres de la maison. Il a même une fois blessé un de nos frères. Il a toujours un couteau pour se défendre. C’est pourquoi quand on m’a dit que mon père a été tué, j’ai sur le champ pensé à lui ». Pour sa part, Babou Diop a déclaré que : « je n’étais pas sur les lieux au moment des faits. Mais mon frère est une personne belliqueuse. Son fort c’est de se battre en utilisant des armes blanches. Il prenait de la drogue et ça lui faisait tout le temps des remontrances ».

Poursuivi pour parricide, Serigne Mamadou Mansour Diop, avait reconnu à l’enquête préliminaire avoir assené un coup de couteau à la poitrine. Avant de lui trancher la gorge. L’accusé avait dit aux enquêteurs que c’est à la suite d’une altercation qu’il avait commis son acte. « Ce jour-là vers 7h30 du matin, il n’y avait personne dans la maison et je lui ai demandé de l’argent. Mon père m’a donné un coup et j’ai riposté », a-t-il dit. Le juge lui a montré les photos.

Il a encore changé de fusil d’épaule en disant qu’on l’accuse à tort. « Je ne fume pas. On m’a accusé à tort. C’est mon père qui m’a donné un coup en me demandant de le tuer. J’étais dans a forêt de Mbao avant de revenir deux mois plus tard ». De son côté, le maître des poursuites a dit :  » il voulait que son père lui donne de l’argent pour son petit déjeuner et lorsque le père a refusé, il y a eu altercation. Et quand le père est tombé, il l’a égorgé et c’est ce qui ressort du certificat de genre de mort ». Selon lui, son père est un imam. Un Tidiane. Une famille maraboutique affiliée à Tivaouane. Dans cette famille on ne tolère même pas la consommation de la drogue à fortiori l’alcool. « C’est ce qui qui justifie la relation heurtée avec son père. C’est cela qui a fait que son père a voulu l’expulser de la maison. La thèse de la folie ne peut pas prospérer. Il est saint d’esprit et il a fait preuve de cohérence dans ses déclarations. L’acte qu’il a posé est un acte conscient et il a pris conscience des conséquences. C’est pourquoi il a pris la fuite. Il a fermé la maison et a escaladé le mur pour s’enfuir. Donc, l’homicide volonté est bien constituée à son égard. Ces propres frères ont constaté des traces de sang qui ont conduit vers la chambre de l’accusé », a dit le procureur qui a requis la réclusion criminelle à perpétuité. Les avocats de la défense indiquent l’accusé n’est pas saint d’esprit. Ainsi, les robes noires ont-elles plaidé pour une application bienveillante de la loi. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 2 mars prochain.

Cheikh Moussa SARR

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