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chronique

La Chronique de Bay Bass : « Waxumako, wa kognbee ko wax ! »

Conséquences d’un réveil brutal et tardif (« bideunti ») la mosquée cadenassée par l’imam

Pa’ Ngagne avait passé une nuit mouvementée. Pris d’insomnie, il s’était tourné et retourné plusieurs fois dans son lit, à la grande inquiétude de Mère Soukey, son épouse, qui se demandait si ce n’était pas le « ngalakh » qu’elle avait préparé pour le dîner qui lui faisait cet effet. Qui plus est, Pa’ Ngagne s’était levé au moins trois fois dans la nuit pour aller aux toilettes à cause d’une diarrhée effroyable. Dieu merci, à l’heure d’aller officier pour la prière du matin, l’imam paraissait en pleine forme. Mais après son bain et ses ablutions, il fut repris par une forte envie de retourner aux toilettes. Aussi il arriva en retard à la mosquée à cause de cette terrible gêne.

Mais quelle ne fut sa surprise lorsqu’arrivé à proximité de « sa » mosquée, il entendit le fameux « assalamou aleikoum » qui signifiait que la prière du fadiar était finie. Qui avait donc officié à sa place comme imam ? Il se précipita à l’intérieur pour demander au premier fidèle rencontré qui était l’intrépide qui avait osé diriger la prière à sa place. Mais, avant d’obtenir une réponse, il vit, assis à sa place et égrenant son chapelet, son premier naïm. Furieux, il se dirigea aussitôt vers celui-ci et lui demanda tout de go : « Qui t’a permis de diriger la prière alors que j’étais en chemin ? ».

Ce dernier de répliquer : « C’était l’heure pile et avant l’heure ce n’est pas l’heure et après l’heure ce n’est plus l’heure ». Mécontent, Pa’ Ngagne entreprit d’accomplir seul se prière, mais il prit une curieuse résolution lorsqu’il eut fini. Il décida en effet de mettre des cadenas à toutes les portes de la mosquée et d’en garder les clés afin que nul ne puisse y accéder avant son arrivée et, par conséquent, que personne ne puisse diriger la prière lorsque par hasard il arrive en retard. Le conseil de quartier se réunit alors pour lui demander de revenir à de meilleurs sentiments, mais les notables se virent opposer une fin de non-recevoir.


Pour le convaincre, les jeunes décidèrent d’entrer en action. Ils envoyèrent alors le plus espiègle d’entre eux qui leur dira comment il avait pu convaincre l’imam coléreux : « Je lui ai juste rappelé que la veille, je l’ai déjà vu sortir de chez mère Binta, une veuve du quartier qui venait de perdre son époux depuis seulement quatre mois vers 1 heure du matin. Il rasait les murs alors que nous faisions du « tchaïn » (thé). Et que s’il n’ouvrait pas les portes de la mosquée, je le dirai à ma tante, son épouse. Il me fusilla du regard et répondit : Fils, si je n’avais pas d’égard pour ton père, mon ami, j’allais t’envoyer en enfer grâce à mon chapelet magique. Tu as de la chance. Et le jeune de dire à ses copains. « C’est lui qui a de la chance car, s’il n’avait pas enlevé les cadenas, il aurait pu passer un sale quart d’heure parce que les fidèles avaient organisé une expédition punitive pour le corriger afin de lui montrer que la mosquée n’est pas sa propriété privée ». Niaw ! encore une fois.

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