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Le premier gouvernement du Sénégal en 1960 par Lorenzo Italia

Le premier gouvernement du Sénégal en 1960.

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Première rangée, de gauche à droite.

 

Ibrahima Sarr (1915-1974), ministre de la Fonction publique et du Travail.

Né à Saint-Louis, cheminot et syndicaliste, il fut parmi les leaders de la grève des cheminots du Dakar-Niger, et fut dans ce contexte emprisonné. Ministre du Développement en 1962, il fut parmi les arrêtés de la crise politique de 1962 et condamné à vingt ans de réclusion. Il sortit en 1974, et décéda deux ans plus tard suite à une maladie aggravée par ses conditions de détention.

 

André Petayvin (1926-1964), ministre des Finances.

Né à Brașov en Roumanie en 1926, vétérinaire, il vécut à Dakar dans les années 1950 et s’investit en politique dans le Mouvement Républicain Populaire MRP, pour se rallier à sa fondation au BPS. Au moment de l’indépendance, il opta pour la nationalité sénégalaise. Il occupa plusieurs postes ministériels jusqu’en 1964, date de son décès prématuré pour raisons de santé.

 

Deuxième rangée, de gauche à droite.

 

Amadou Babacar Sarr, ministre de la Santé et des Affaires sociales.

Né en 1912 à Saint-Louis. Secrétaire général de la fédération SFIO de l’A.O.F., proche collaborateur de Lamine Gueye. Il fut ministre de la Jeunesse en 1961 et ministre de l’Éducation populaire, de la Jeunesse et des Sports en 1962.

 

Karim Gaye (1913-2000), ministre du Plan, du Développement et de la Coopération technique.

Né à Saint-Louis en 1913, vétérinaire, il occupa plusieurs fonctions politiques et après l’indépendance plusieurs ministères comme le Plan et de la Coopération technique (1961-1962), l’Assistance technique et de la Coopération (mai-octobre 1962), Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales (octobre-novembre 1962), Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales (novembre-décembre 1962), Économie rurale (1962-1965), Forces Armées (1965-1968), Affaires étrangères (1968-1972) et fut de 1972 à 1975 président du Conseil économique et social. Passionné d’équitation, il fut le premier président de la Fédération sénégalaise des sports équestres.

 

Abdoulaye Badara Mbengue (1924-1992), ministre des Travaux Publics, de l’Habitat et de l’Urbanisme.

Né à Fatick, instituteur, membre du BDS et rédacteur de son organe « Condition Humaine », il travailla à l’IFAN dans les années 1950, et fut adjoint au maire de Rufisque en 1955. Il occupa plusieurs ministères dont la Justice sous Senghor (1963-1968) et Abdou Diouf (1974-1982). Il fut aussi Ambassadeur au Royaume-Uni (1970-1974), Vice-président de l’Assemblée Nationale (1982-1983) et termina sa carrière en tant que Président du Conseil d’Administration de la Senelec.

 

Obèye Diop (1922-1995), ministre de l’Information, de la Radiodiffusion et de la Presse.

Né à Bambey, journaliste, membre de la SFIO et proche de Lamine Gueye. Il fut l’époux de la célèbre écrivaine sénégalaise Mariama Ba.

Joseph Mbaye (1911-1997), ministre de l’Économie rurale, né à Rufisque, instituteur, membre du BDS, il fut condamné lors de la crise politique de 1962 à vingt ans de réclusion et fut libéré en 1971.

 

Amadou Cissé Dia (1915-2002), ministre du Commerce et de l’Industrie.

Né à Saint-Louis, médecin président de La Croix Rouge sénégalaise et auteur de la pièce de théâtre, Les derniers jours Lat-Dior, il fut plusieurs fois ministre et le deuxième président de l’Assemblée Nationale en 1968, après le rappel à Dieu de Lamine Gueye.

 

Joseph Mbaye (1911-1997) ministre de l’Économie rurale.

Né à Rufisque, instituteur, membre du BDS, il fut condamné lors de la crise politique de 1962 à vingt ans de réclusion et libéré en 1971.

 

Isaac Forster (1903-1984), président de la Cour Suprême.

Diplômé en droit à la Sorbonne, il entreprit une carrière dans la magistrature. En 1957, il fut président de chambre à la Cour d’appel de l’A.O.F. Après avoir été le premier président de la Cour Suprême du Sénégal, il fut le premier magistrat d’Afrique noire à occuper la fonction de juge à la Cour Pénale Internationale.

 

Troisième rangée, de gauche à droite.

 

Alioune Tall, ministre de la Jeunesse et des Sports. Né en 1922 à Kébémer, instituteur, il fut Conseiller territorial à Louga avant l’indépendance, puis ministre de la Jeunesse et des Sports et Ministre des Transports et des Télécommunications en 1961. Impliqué dans la crise de 1962, il fut condamné à cinq ans de réclusion.

 

Émile Badiane (1915-1972), ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation des Cadres. Né à Tendième en Casamance, instituteur et directeur d’école, il fut parmi les fondateurs du MFDC à la fin des années 1940, il adhéra plus tard à l’UPS. Il fut maire de la commune de Bignona de 1970 à 1972, date de son rappel à Dieu.

 

Valdiodio Ndiaye (1923-1984), ministre de l’Intérieur. Natif de Rufisque mais Géllwaar originaire du Sine Saloum, il grandit à Kaolack. Avocat diplômé à Montpellier, en 1957, il fut ministre de l’Intérieur dans le premier gouvernement du Sénégal non indépendant. Célèbre fut son discours de 1958 à la veille du référendum constitutionnel de 1958. Maire de Kaolack en 1960, il fut arrêté lors de la crise politique de 1962 et condamné à 20 ans de réclusion.

 

Mamadou Dia (1910-2009), Président du Conseil. Né à Khombole en 1910, il commença sa carrière politique avec la SFIO et fut l’un des fondateurs du BDS, dont il fut secrétaire général. Conseiller de l’A.O.F., puis Sénateur du Sénégal et député à l’Assemblée Nationale française. Vice-président de la Fédération du Mali, il fut cosignataire avec Modibo Keita des accords pour l’indépendance en avril 1960. Condamné à perpétuité après la crise politique de 1962, il fut libéré en 1976 et fonda le Mouvement Démocratique Populaire en 1981.

 

Léopold Sédar Senghor (1906-2001), Président de la République. Né à Joal, combattant de la Seconde Guerre mondiale, agrégé de grammaire, poète et protagoniste de la vie politique sénégalaise pré-indépendance, il fut député à l’Assemblée Nationale française de 1945 à 1959 et maire de Thiès de 1956 à 1960. Il démissionna en 1980 après cinq mandats, laissant sa place à Abdou Diouf.

 

Doudou Thiam (1926-1999), ministre des Affaires Étrangères.

Né à Bambey, avocat diplômé de l’université de Poitiers, il fut deux fois ministre des Affaires Étrangères jusqu’en 1968. En 1970, il fut membre de la Commission du Droit international à l’ONU.

 

Gabriel d’Arboussier (1908-1977), ministre de la Justice.

Né à Djenné au Mali, diplômé en droit à Paris, il entreprit une carrière dans l’administration et fut élu député du Gabon à l’Assemblée Nationale française en 1945. Il fut Président du Grand Conseil de l’AOF en 1958 puis ministre de la Justice au Sénégal. Il fut par la suite directeur adjoint à l’UNESCO et à l’Institut de recherche de l’ONU. Il fut aussi ambassadeur en France et en Allemagne de l’Ouest.

 

Abdoulaye Fofana (1917-1999), ministre des Transports et des Télécommunications.

Né à Rufisque, instituteur et directeur d’école, membre de la SFIO puis du BDS, il occupa aussi la fonction de Ministre de l’Intérieur de 1962 à 1968, et fut par la suite Ambassadeur en Italie et en Yougoslavie. Il fut aussi président du Jaraaf, célèbre club de football du quartier de Médina à Dakar.

 

François Dieng (1912-1989), ministre de l’Éducation nationale.

Né à Saint-Louis, vétérinaire, prisonnier de guerre en 1939 puis médecin du travail en région parisienne dans l’après guerre, il fut par la suite nommé directeur du Service d’Hygiène de la région du Cap-Vert. Premier ministre de l’Éducation, il devint en 1970 professeur titulaire à la faculté de médecine de Dakar.

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