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Législatives: La patate chaude encore refilée au Conseil constitutionnel

Ce sera la seconde fois en espace de quelques jours que le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur des recours portant sur la recevabilité des listes des coalitions aux législatives.

La Direction générale des élections (Dge) vient en effet de déclarer irrecevables, les listes de Yewwi Askan Wi pour les titulaires et de Benno Bokk Yakaar pour les suppléants. Une démarche très critiquée par nombre de leaders politiques comme Samba Kara Ndiaye du Pvd qui estime que la décision est illégale. Pour ce dirigeant du parti de Serigne Modou Kara, toute liste est unique et que l’on ne saurait valider une partie et en invalider l’autre. Et que d’ailleurs cette décision de la Dge serait sans fondement juridique.  Une appréciation qui rejoint celle des leaders de Yewwi qui comptent d’ailleurs battre le macadam ce vendredi.

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Pour Abass Fall, il faudra passer sur leurs cadavres pour faire admettre ce qu’il appelle une forfaiture.  D’ailleurs, les leaders politiques ne sont pas les seuls à critiquer cette décision. L’expert électoral Ndiaga Sylla est d’avis que la Dge a outrepassé ses pouvoirs car elle n’aurait pas le droit de déclarer une liste irrecevable.  En tout état de cause, cette nouvelle décision de la Dge qui, si elle était validée, va écarter de la députation certains leaders de Yaw, risque de mettre le feu au poudre. Par conséquent, le Conseil constitutionnel se voit ainsi dans l’obligation de devoir arbitrer pour faire éviter au pays, une éventuelle instabilité.  Car, manifestement, la patate chaude lui a encore été refilée.

Une situation qui est sans doute la résultante de l’entêtement du Sénégal à ne pas recorriger la loi sur le parrainage. Nous en payons aujourd’hui toutes les conséquences et devrions, avant la présidentielle, nous conformer à cette injonction de la CEDEAO.  Aujourd’hui, la tension est vive dans un pays déjà fortement éprouvé par l’inflation et la baisse subséquente du pouvoir d’achat.  C’est pourquoi, les sénégalais comptent encore beaucoup sur les sages pour faire régner l’ordre et la concorde, la paix et la tranquillité.  Car, apparemment, le Code électoral donc la loi n’a pas su le faire du fait des interprétations divergentes de ses dispositions et de l’application à polémique dont elle fait l’objet.

Assane Samb

 

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