Souleymane Teliko, Président de l'Union des Magistrats du Sénégal (UMS)

L’opposition au secours de Teliko

Le président l’Union des Magistrats du Sénégal traduit devant la formation disciplinaire du Conseil Supérieur de la Magistrature sur saisine du ministre de la justice a fait sortir l’opposition de ses gongs. 

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Le Front national de résistance est monté au front pour apporter son soutien à l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) et à son président, le juge Souleymane Teliko.

Le FRN rappelle que l’obligation de réserve à laquelle sont soumis les magistrats ainsi que les fonctionnaires en général ne saurait constituer un prétexte pour porter atteinte aux libertés garanties par la Constitution.

« La transparence dans la conduite des affaires publiques ainsi que le principe de bonne gouvernance » auxquels le peuple sénégalais est solidement attaché obligent le ministre de la justice a cesser les actes d’intimidation de toute nature contre les acteurs de la justice qui ne peuvent être réduits au silence. Dans ce combat le FRN est à leur côté », déclare le FRN dans une note dont nous avons copie.

Selon la Ld Debout,  Téliko n’a fait que rappeler une opinion déjà exprimée à la fois par la Cour de justice de la CEDEAO et la Cour d’Appel de Dakar, selon laquelle, la présomption d’innocence de l’ancien maire de Dakar et les droits de sa défense avaient été violés par la justice sénégalaise. La LD Debout estime que le Garde des sceaux est animé par une volonté de bâillonnement et d’affaiblissement de la justice. En effet, l’indépendance de la justice ne s’accordant pas avec le projet de troisième mandat qui hante la majorité présidentielle, il faut à tous prix museler les magistrats. La LD Debout exprime son soutien à l’UMS et l’encourage à rester unie et mobilisée pour préserver la liberté  et la dignité des magistrats. 

Pour Taxawyu Sénégal dirigée par Khalifa Sall,  cette affaire montée au moyen de ficelles grossières et exécutée dans une fuite en avant écervelée par le pouvoir en place procède d’une violation inadmissible de la liberté d’expression combinée à une tentative d’intimidation dans le but de déstabiliser l’Union des Magistrats du Sénégal et de baillonner ses membres. Taxawu Senegaal exhorte le Gouvernement à engager, après des concertations avec tous les professionnels de la justice et les organisations des droits humains, des réformes hardies pour un Etat de droit qui concilie une bonne administration du service public de la justice et l’indispensable garantie des droits humains. 

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