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Pour des arriérés de remboursement : Des travailleurs des sociétés de distribution pétrolière réclament plus de 140 milliards de F Cfa à l’Etat du Sénégal

Des employés des sociétés de distribution pétrolière réclament à l’Etat plus de 140 milliards de Fcfa. Selon le président de l’Association des sociétés pétrolière, cette somme est due au titre des pertes commerciales et de la péréquation de transport des produits pétroliers. Inquiets sur leurs situations, ces travailleurs invitent l’Etat à trouver une formule de compensation des arriérés dus avec les taxes à payer via le Fonds de Soutien au Secteur de l’Energie (FSE).

140 milliards de Fcfa, c’est le montant que les employés des sociétés de distribution pétrolière réclament à l’Etat. Selon le président de l’Association des sociétés pétrolière, cette somme est due au titre des pertes commerciales et de la péréquation de transport des produits pétroliers. Ils veulent entrer en possession de leurs fonds. Dans un document rendu public, ce mercredi, les travailleurs des sociétés de distribution pétrolière ont, encore, réclamé le paiement de leurs arriérés par l’Etat du Sénégal.

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Selon le président de l’association sénégalaise pétrolière, l’Etat doit, à ce jour, plus 140 milliards de Fcfa «au titre des pertes commerciales et de la péréquation de transport des produits pétroliers. Ce mécanisme, qui permet d’égaliser le prix du carburant sur l’étendue du territoire, tarde à être remboursé sur l’année 2023 qui s’achève bientôt. Le différentiel de transport entre le prix réel payé aux transporteurs et le prix fixé dans la structure des prix est à la charge de l’État».

Aujourd’hui, révèle, Ameth Guissé, «le montant à rembourser par l’État est à plus de 5 milliards F CFA. Les sociétés de distribution pétrolière ne sauraient attendre le remboursement de l’État pour s’acquitter de leurs créances vis-à-vis des sociétés de transport. Nous prenons sur nous cette charge de trésorerie pour ne pas crisser la chaîne d’approvisionnement». Au titre des pertes commerciales, poursuit-il, «les importateurs suppléent l’État dans l’approvisionnement du pays et au prix fort. La guerre d’Ukraine et les troubles géopolitiques qui ont rythmé la scène internationale ont fortement secoué l’approvisionnement du pays. Grâce aux importateurs alliés à leurs sociétés-mères, nous avons surmonté ces épreuves».

A encore le sieur Guissé, lors de la réunion du 18 Avril 2022, «le Ministère du Pétrole et des Énergies insistait particulièrement sur la continuité de l’approvisionnement du pays et pour ce faire, misait sur les importateurs. Toutefois, cet effort a un prix et à ce jour, malgré le concours du gouvernement, les arriérés de remboursement se sont reconstitués et avoisinent plus de 135 Milliards de FCFA si nous y incluons le remboursement des clients exonérés». Mais, au lieu d’éponger cette dette, fustige le signataire du document, «l’État met une pression énorme aux sociétés pétrolières de s’acquitter de leurs devoirs de contribuables envers la DGID en imposant l’attestation de paiement de la TPP (Taxe Spécifique des Produits Pétroliers) tous les 15 du mois sous peine de blocage de toutes leurs livraisons aussi bien aux stations-services qu’aux Industriels. Cette nouvelle disposition a été introduite dans le nouveau Code Général des Impôts 2023 publié dans le journal officiel du 31 décembre 2022».

Et loin de se limiter à cela, poursuit-il, «l’État impose à ses sociétés de s’acquitter des droits de douane sous peine aussi de bloquer les sorties des camions pour approvisionner lesdits clients. Cette situation pressure les sociétés à qui l’État doit des arriérés énormes. L’État est le garant de l’équité et à ce titre, se doit à tout moment de comparer sa dette due au sous-secteur par rapport à ce que celui-ci lui doit. La pérennité des entreprises y découle». Malheureusement, déplore-t-il, «les échéances électorales à venir risquent de prolonger les délais de remboursement. À ce titre, nous en appelons au sens de responsabilité de l’État mais aussi nous l’invitons à trouver une formule de compensation des arriérés dus avec les taxes à payer via le Fonds de Soutien au Secteur de l’Energie (FSE)».

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