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tribunal dakar

6 filles et 2 garçons jugés pour des faits d’usage de drogue

C’est Seneweb qui donne l’information..Un groupe de jeunes, dont 6 filles et 2 garçons, a comparu hier au tribunal des flagrants délits de Dakar pour des faits d’usage de drogue. Ils ont été arrêtés dans un appartement à Ouakam la semaine dernière. Mais l’affaire a été renvoyée suite à des éléments nouveaux dans le dossier.

Dans cette histoire rapporte Seneweb le 9 avril 2026, la Brigade de Recherches de Dakar avait reçu une dénonciation anonyme faisant état de la présence de plusieurs femmes et hommes dans un appartement à Ouakam, où ils se livraient à des actes sexuels et à la consommation de drogue.

Les gendarmes ont effectué un transport à l’immeuble « Chez Badji », comme indiqué par la source. C’est au 6e étage qu’ils ont trouvé les jeunes filles F. D. Camara (23 ans, commerçante), N. K. Aidara (18 ans, commerçante), L. A. Boughaleb (21 ans, en formation), E. Koundé (23 ans, restauratrice), M. Fall (22 ans, mannequin) et K. Gaye (22 ans, commerçante), ainsi que les garçons I. Diagne (31 ans, artiste) et M. Ndao (27 ans, ingénieur, PDG d’une entreprise). Certains étaient en état d’ébriété et ils sont originaires de diverses villes du Sénégal.

Une bouteille de gaz hilarant (protoxyde d’azote), des cartouches métalliques, des résidus de haschisch et un appareil de type vibromasseur ont été découverts dans l’appartement.

Arrêtés et conduits à la Brigade, les mis en cause ont tous évoqué une invitation entre amis.

Entendue, N. K. Aidara déclare s’être rendue sur les lieux à l’invitation de F. Camara, venue de Saint-Louis. « Elle devait rentrer, je suis venue la voir », déclare-t-elle, précisant connaître cette dernière depuis seulement deux mois. Même ligne de défense pour M. Fall, mannequin, qui affirme avoir été invitée par son petit ami I. Diagne : « Nous ne nous étions pas vus depuis un moment ». Elle soutient ne pas avoir consommé de drogue, ni même savoir d’où provenaient les ballons.

I. Diagne, de son côté, affirme être venu uniquement pour accompagner sa copine. Il nie toute implication dans l’utilisation du gaz : « J’étais dans une chambre, je ne faisais pas partie de ceux qui utilisaient les ballons ».

Le rôle central de F. Camara

Locataire de l’appartement meublé, F. D. Camara reconnaît avoir loué les lieux pour ses séjours à Dakar, évoquant des raisons commerciales. Elle a précisé qu’elle le partage avec son amie Cherifa. Elle paie 40 000 F CFA par jour. Camara admet que plusieurs personnes viennent dans l’appartement sur invitation de Cherifa.

Sur l’usage de drogue, elle livre un aveu : « Nous avons tous exprimé le souhait d’utiliser des ballons. L. A. Boughaleb nous a dit qu’elle connaissait un vendeur à 50 000. J’ai alors contacté mon copain pour qu’il m’envoie 40 000 pour l’achat », avoue la jeune fille.

Seulement, sa version a été contestée par son petit ami. Interrogé, M. Ndao nie catégoriquement les faits. Il affirme être venu simplement lui rendre visite et assure n’avoir ni acheté ni consommé de drogue ce jour-là. Mais il reconnaît en avoir déjà utilisé à l’étranger.

À l’inverse, L. A. Boughaleb tient une version accablante. Elle affirme avoir participé à la recherche du fournisseur. Elle indique que F. Camara a emprunté 40 000 FCFA pour payer les ballons, avec promesse de remboursement par son copain Ndao, ce qui a été fait par la suite. Elle va plus loin : « Toutes les personnes présentes ont utilisé les ballons, sauf E. Koundé et M. Fall », dit-elle.

Lors de son interrogatoire, E. Koundé soutient qu’elle dormait au moment des faits et dit ne rien savoir de l’usage de drogue.

La demoiselle K. Gaye dit être venue de Mbour. Elle affirme avoir simplement répondu à une invitation sans être informée de la nature de la rencontre.

Sur les résidus de haschisch, les déclarations deviennent encore plus confuses. Boughaleb désigne deux individus qui ont pris la fuite avant l’arrivée des gendarmes, une version confirmée par les autres.

Au terme de l’enquête, les deux jeunes filles, E. Koundé et M. Fall, ont été libérées pour ce qui concerne la consommation de drogue.

Sur les soupçons d’actes contre nature, les enquêteurs ont procédé à des exploitations techniques des téléphones portables saisis. Les résultats devraient être présentés au procureur de la République. Le groupe a été déféré, le 13 avril passé, au parquet pour association de malfaiteurs, usage et détention de drogue.

Tous placés sous mandat de dépôt le même jour, leur dossier a été évoqué hier au Tribunal des flagrants délits pour détention et usage de drogue. Mais le procès a finalement été renvoyé. Le procureur de la République a brandi de nouveaux éléments du dossier, émanant de l’exploitation des téléphones. Qu’a-t-on découvert dans les cellulaires ? La réponse est attendue à l’audience du 22 avril prochain.

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