Cette visite visait à apporter des éclaircissements sur la coupure d’eau supposée de la cité religieuse pour factures impayées. Le patron du concessionnaire a saisi cette occasion pour rétablir les faits et apaiser les esprits. Selon lui, il est hors de question de fermer l’eau d’une mosquée au Sénégal, et encore moins celle de Médina Baye. Il précise que le contentieux actuel oppose sa structure exclusivement à la mairie de Kaolack concernant le paiement de certaines factures de la commune.
Monsieur Magatte Niang a tenu à souligner deux points essentiels. D’abord, l’eau de la mosquée n’a jamais été coupée, même si un bon de 22 millions de francs CFA a été émis. Ensuite, il a révélé que la mairie de Kaolack doit au total 218 millions de francs CFA à Sen’Eau, dont les 22 millions imputés à la mosquée. Selon le directeur, aucun paiement n’a été effectué par la nouvelle équipe municipale depuis le début de son mandat. Bien que des démarches aient été entreprises depuis 2013 pour établir une convention de paiement, la situation n’a pas évolué, poussant Sen’Eau à entamer des opérations de recouvrement.
Le directeur général a également révélé que la mairie de Kaolack avait mis en place un branchement clandestin dans le cadre de ce bras de fer. Malgré la gravité de ces faits, Monsieur Niang a souhaité dédramatiser l’incident. Il a affirmé que l’essentiel est désormais que la mairie et Sen’Eau puissent avancer ensemble pour trouver des compromis et assurer le paiement effectif des dettes accumulées, afin de garantir la continuité du service public dans la capitale du Saloum.
Rewmi.com L'Equilibre notre Crédo