Un drame absolu a frappé le quartier de la Cité Assemblée, à Ouakam, où un enfant âgé de seulement trois ans a tragiquement perdu la vie à la suite de l’effondrement de la dalle d’un bâtiment. Dépêchée sur place pour faire la lumière sur cette affaire dans le cadre de l’émission Goomu Xol , notre équipe de reportage a fait des découvertes particulièrement préoccupantes quant aux conditions de sécurité entourant cet édifice.
Le théâtre du drame est une bâtisse R+2 inachevée et abandonnée depuis plusieurs années. Menacée de ruine, la structure présente de larges fissures visibles de l’extérieur et constituait, au premier coup d’œil, un danger imminent pour ses occupants comme pour l’ensemble des habitations environnantes. Alertés immédiatement après l’accident, les éléments de la brigade de gendarmerie de Ouakam se sont rendus sur les lieux pour effectuer les constatations d’usage. Sur place, la douleur était vive : la mère du jeune garçon, en état de grossesse avancée et ne s’exprimant ni en wolof ni en français, laissait poindre une détresse infinie, tandis que le père de la victime, submergé par l’émotion, a préféré renoncer à toute prise de parole.
Un squat au cœur de l’insécurité et des alertes ignorées
Les témoignages poignants recueillis auprès des riverains mettent en lumière une situation d’abandon qui dure depuis trop longtemps. Selon les habitants du quartier, la maison n’est occupée par aucun locataire officiel et les squatteurs actuels ignorent jusqu’à l’identité du véritable propriétaire. Le chef de quartier a d’ailleurs révélé qu’il avait personnellement saisi les autorités compétentes depuis plus de trois ans afin d’alerter sur le danger que représentait cette structure délabrée, sans que des mesures conservatoires ne soient prises à temps.
Au-delà du péril matériel, ce bâtiment inachevé était devenu au fil du temps un foyer d’insécurité pour toute la Cité Assemblée. Des riverains décrivent un refuge fréquenté par des individus suspectés de vols, de prostitution et de consommation de chanvre indien. Cette dégradation du cadre de vie a fini par installer un climat de peur si lourd que certains propriétaires ont préféré abandonner leurs propres maisons pour se mettre à l’abri.
Face à ce drame et à l’exaspération grandissante de la population, la réaction des forces de l’ordre ne s’est pas fait attendre. Présent sur les lieux du drame, l’adjoint au commandant de la brigade de gendarmerie de Ouakam a assuré que les procédures administratives et légales visant la démolition définitive de cette bâtisse étaient déjà bien engagées. Il a précisé que l’opération de démolition devrait intervenir au plus tard lundi prochain, apportant un début de réponse aux craintes légitimes des habitants, désormais plongés dans le deuil.
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