Trois épidémies, mais souvent les mêmes moyens pour y répondre. En République démocratique du Congo (RDC), début septembre, le choléra avait provoqué plus de 43 000 cas suspects et 1 050 décès depuis le début de l’année.
Le dernier bilan disponible pour la rougeole faisait état, lui, de plus de 120 000 cas suspects et de 1 600 morts. Près de huit malades sur dix avaient moins de cinq ans.
Dans le même temps, la riposte contre Ebola mobilise des soignants, des laboratoires, des véhicules, des systèmes de surveillance et des stocks de médicaments également nécessaires face à ces deux maladies.
Le financement manque aussi : au 31 août, moins de la moitié des 2,13 milliards de dollars demandés pour l’ensemble de la réponse humanitaire avait été reçue.
Contenir Ebola sans provoquer un recul des autres services
Le Cluster Santé redoute donc qu’une concentration excessive des ressources sur Ebola ne fragilise ailleurs la vaccination, les accouchements, la santé mentale ou la prise en charge des victimes de violences sexuelles.
Il recommande de réserver explicitement du personnel et des moyens aux soins non liés à Ebola, de sécuriser les stocks de médicaments et de mieux coordonner les financements. L’objectif est de contenir Ebola sans provoquer un recul des autres services essentiels.
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