Face à une dette publique estimée à 132 % du PIB à fin 2024, la section sénégalaise de la Société internationale des droits de l’homme (SIDH-Sénégal) appelle à la convocation urgente d’une table ronde nationale pour garantir la transparence dans la gestion des finances publiques et protéger les populations des conséquences du remboursement de la dette.
Dans un communiqué parvenu vendredi à l’APS, l’organisation préconise une concertation réunissant le Parlement, la société civile, les experts économiques et les médias. Elle plaide également pour la mise en place d’un « bouclier social » destiné à protéger les générations actuelles et futures.
La SIDH-Sénégal exhorte notamment l’État à préserver les budgets de la santé, de l’éducation, de l’assainissement et de la protection sociale.
Elle demande de bloquer toute coupe budgétaire dans ces secteurs et de protéger les personnes à mobilité réduite ainsi que les communautés enclavées contre les mesures d’austérité.
Sur le plan politique, l’organisation invite l’exécutif à relancer le dialogue institutionnel en associant toutes les forces représentées à l’Assemblée nationale, notamment la coalition Takku Wallu Sénégal et les députés non-inscrits. Elle estime que les querelles politiques ne doivent pas prendre en otage les préoccupations sociales.
Par ailleurs, la SIDH-Sénégal demande au ministère des Finances de présenter aux partenaires techniques et financiers une feuille de route budgétaire claire et responsable afin de garantir la stabilité économique du pays.
Alors que le Sénégal est devenu producteur d’hydrocarbures, elle rappelle que « le pétrole et le gaz ne sauveront pas le pays sans un arbitrage budgétaire humain ». L’organisation appelle enfin à concrétiser les réformes sur le statut de l’opposition et à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
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