Ce mardi, l’Assemblée nationale a rejeté le projet de loi de finances rectificative (PLFR) soumis par le gouvernement. Une décision qui suscite de vives inquiétudes chez de nombreux observateurs. Abdou Diop, Managing Partner chez Mazars, n’a pas mâché ses mots sur la situation.
« Au milieu de tout ça, malheureusement, c’est le peuple qui paie les pots. À un moment, il faut que la nation soit au-dessus de tout et que l’intérêt suprême de la nation fasse revenir les acteurs politiques à plus de bon sens et plus de raison », a-t-il confié à nos confrères de Jeune Afrique.
Abdou Diop, qui espère que la raison finira par prévaloir, estime que le pays n’a pas besoin d’une crise supplémentaire, alors qu’il traverse déjà une crise politique. À ses yeux, le rejet du PLFR relève avant tout d’un acte politique. « Parce que quand on regarde les motifs de rejet, on considère que c’est très politique », a-t-il déclaré.
Pour lui, c’est bien dommage de poser un tel acte, au moment où le pays vient tout juste de conclure un accord technique avec le FMI : « Comment un enjeu aussi important, après plusieurs mois de discussions, on arrive enfin à un début d’accord avec le FMI, mais on fait fi et on rejette pour des questions d’opposition. Je trouve ça dommage», regrette-t-il
Quant aux conséquences, M. Diop se veut clair : «Ça va retarder tous les plans de redressement que le Sénégal doit mettre en œuvre», dit-il.
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