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ABSENCE DE DONNEES SUR LA VIOLENCE: Les femmes âgées et celles en situation de handicap ne représentent que 10%

Les femmes âgées et les femmes en situation de handicap sont particulièrement exposées au risque de maltraitance, mais leur situation passe largement inaperçue dans la plupart des données mondiales et nationales sur la violence. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) indique qu’elles ne représentent que 10%.

Les femmes âgées et les femmes en situation de handicap ne sont actuellement représentées que dans environ 10% des données sur la violence à l’égard des femmes. Dans deux nouvelles publications présentées, l’OMS appelle à améliorer la recherche dans tous les pays en vue de faire en sorte que ces femmes soient comptabilisées et que leurs besoins spécifiques soient compris et pris en compte. « Les femmes âgées et les femmes en situation de handicap sont sous-représentées dans nombre des recherches dont on dispose sur la violence à l’égard des femmes, ce qui compromet la capacité des programmes à répondre à leurs besoins particuliers », a déclaré Dr. Lynnmarie Sardinha, autrice des notes d’information et administratrice technique chargée des données et des mesures relatives à la violence à l’égard des femmes à l’OMS et au Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine (HRP) des Nations Unies. 

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«Pour mettre fin à la violence sous toutes ses formes, il est essentiel de comprendre ce qui caractérise la violence à l’égard des femmes et des filles, ainsi que de savoir si ces dernières ont accès aux services et de quelle façon », a-t-elle ajouté. Lorsqu’elles existent, les données factuelles concernant la violence fondée sur le genre au sein de ces groupes montrent une prévalence élevée.

Par rapport aux femmes valides, une revue systématique a révélé que les femmes en situation de handicap étaient plus exposées au risque de violence au sein du couple, et qu’elles étaient exposées à des taux plus élevés de violence sexuelle.  La violence au sein du couple et la violence sexuelle sont les formes les plus courantes de violence de genre à l’échelle mondiale et touchent environ une femme sur trois. Les femmes âgées et les femmes en situation de handicap sont également confrontées à des risques spécifiques et à d’autres formes de maltraitance, parfois de la part des aidants ou de professionnels de la santé. Il s’agit notamment de comportements visant à exercer un certain niveau de coercition et de contrôle, par exemple la rétention de médicaments, d’équipements d’assistance ou d’autres soins, et l’exploitation financière. Une étude menée par l’OMS a révélé que la violence physique et/ou sexuelle au sein du couple restait la forme de violence dont les femmes âgées de 60 ans et plus étaient le plus souvent victimes. 

Les femmes victimes de violence doivent pouvoir accéder à des soins

Cependant, à mesure que les partenaires vieillissent, certaines femmes ont indiqué que la violence physique et/ou sexuelle faisait place à la violence psychologique, notamment à des menaces d’abandon et d’autres comportements visant à exercer le contrôle. Les femmes âgées et les femmes en situation de handicap peuvent être extrêmement isolées lorsqu’elles sont victimes de violence, ce qui restreint pour elles la possibilité de s’échapper et de signaler les maltraitances. 

La stigmatisation et la discrimination sont des facteurs qui peuvent compliquer davantage l’accès aux services ou à l’information, ou pousser les intervenants à ne pas croire les récits de violence. « La violence de genre trouve ses racines dans les rapports de force inégaux et le contrôle qui s’exerce sur les femmes », a expliqué Dr. Avni Amin, cheffe de l’unité Droits et égalité tout au long de la vie à l’OMS et au HRP. « Les services doivent répondre à leurs besoins et déterminer comment entrer en contact avec elles par l’intermédiaire des systèmes de santé et de soins, afin que toutes les femmes victimes de violence puissent accéder à des soins prodigués avec empathie et centrés sur les survivantes », recommande l’OMS. 

Les femmes âgées ne sont actuellement représentées que dans environ 10% des données sur la violence à l’égard des femmes. Pour combler cette lacune, il faut étendre la limite d’âge fixée pour prendre part aux enquêtes. Il est également préconisé d’intégrer des questions portant sur différents types de violence, englobant un large éventail de handicaps. Les deux études mettent en avant le fait que ces deux catégories de femmes et les organisations qui les représentent devraient prendre part à toutes les phases et à tous les aspects de la conception et de l’exécution des enquêtes, afin de s’assurer qu’elles sont adaptées et simples d’utilisation. 

NGOYA NDIAYE

 

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